amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-623

Anne-Cécile Violland HOR · Après l'article 26

En clair

Anne-Cécile Violland a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Le B de l’article 1522 bis du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) Le pourcentage : « 20 % » est remplacé par les mots : « un pourcentage » ;

b) Sont ajoutés les mots : « préalablement déterminées » ;

2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il justifie ce pourcentage par les caractéristiques de l’habitat de son territoire, qui impliquent des différences objectives de service rendu. La part variable incitative est déployée sur l’ensemble des communes où la quantité de déchets produits peut être connue pour les locaux de manière individuelle ou globale. ».

II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement de repli poursuit un objectif simple : permettre aux collectivités de fixer ellesmêmes le seuil d’habitat collectif à partir duquel elles peuvent déployer partiellement la part incitative de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La loi de finances pour 2024 a ouvert la voie à une mise en place partielle de la TEOMi. Mais le seuil national de 20 % d’habitat collectif est trop rigide. Il ne tient pas compte de la diversité des territoires et empêche encore trop d’élus d’agir. Le terrain le démontre : l’habitat collectif n’est pas, en soi, un obstacle. À Versailles Grand Parc, des communes comptant plus de 70 % d’habitat collectif obtiennent des résultats probants sans dégrader le service public. Un seuil uniforme écarte donc des territoires qui ont pourtant les moyens de réussir. Les bénéfices sont connus. Selon l’ADEME, la tarification incitative, lorsqu’elle est accompagnée d’actions de communication, de prévention et de renforcement de la collecte sélective, permet de réduire de 31 % les ordures ménagères résiduelles, d’augmenter de 17 % la collecte dans le bac jaune et de 10 % celle du verre. Elle permet aussi de maîtriser les dépenses : le coût médian du service public de gestion des déchets est inférieur de 15 % lorsqu’elle est mise en place. Le constat est clair : la loi visait 25 millions d’habitants couverts par la tarification incitative en 2025 ; seuls 8,4 millions l’étaient effectivement. Pour rattraper ce retard, réduire les déchets et améliorer le recyclage, il faut lever les obstacles qui freinent encore son déploiement. Cet amendement reprend ainsi la proposition n° 6 du rapport conjoint de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable sur le coût du service public de prévention et de gestion des déchets. Il en tire une conséquence concrète : faire confiance aux collectivités pour définir le seuil le plus adapté aux réalités de leur territoire.

Cet amendement a été élaboré avec Citeo, éco-organisme agréé par le ministère de la Transition écologique pour la filière des emballages ménagers et des papiers graphiques.

Auteurs 6

Anne-Cécile Violland HOR

Les 5 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000623
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210