amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-436
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En clair
Marc Ferracci a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 15 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« Le a du 5 de l’article 158 du code général des impôts est ainsi modifié :
« 1° Le deuxième alinéa est ainsi modifié :
« a) À la première phrase, les mots : « et retraites » sont remplacés par les mots : « , autres que les pensions de retraite, » ;
« b) À la deuxième phrase, les mots : « pensions et retraites » sont remplacés par les mots : « pensions, autres que les pensions de retraite, » ;
« 2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :
« a) À la première phrase, les mots : « pensions et retraites » sont remplacés par les mots : « pensions mentionnées au deuxième alinéa » ;
« b) À la deuxième phrase, les mots : « pensions ou retraites » sont remplacés par les mots : « pensions mentionnées au deuxième alinéa » et les mots : « retraité ou » sont supprimés. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement a pour objet d'aller au terme de la logique de l'article 3 : plutôt que d'abaisser à 3 000 euros le plafond de l'abattement de 10 % sur les pensions de retraite, il supprime cet abattement pour les pensions de retraite, en le maintenant, comme le fait l'article, pour les pensions alimentaires et d'invalidité.
L'exposé des motifs de l'article le reconnaît : cet abattement, conçu en 1978 comme le pendant de la déduction pour frais professionnels, ne répond plus à sa justification d'origine, les retraités n'exposant pas de tels frais ; il est anti-redistributif, puisque son avantage croît avec le revenu ; son coût a progressé de 60 % en quinze ans ; et le taux de pauvreté des retraités est désormais inférieur à celui des actifs. Le Conseil des prélèvements obligatoires a souligné le mauvais ciblage des avantages fiscaux accordés aux retraités.
La maîtrise de notre dette l'impose. Selon le présent projet de loi de finances, la dette publique atteindrait 121,7 % du produit intérieur brut en 2027 et la charge de la dette de l'État 72,9 milliards d'euros, soit 9,6 milliards de plus qu'en 2026. Dans ce contexte, un avantage fiscal dont le coût est évalué à près de 6 milliards d'euros par an, et qui profite d'abord aux pensions les plus élevées, ne peut plus être maintenu pour les pensions de retraite.
Le niveau de vie relatif des retraités français est l'un des plus élevés de l'OCDE. On ne peut pas demander aux actifs de travailler plus longtemps pour assurer la soutenabilité de notre modèle social sans demander un effort aux retraités qui en ont les moyens. Cet amendement contribue ainsi à rétablir l'équité entre les générations.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000436
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210