amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° 563

Josiane Corneloup DR · Article 49

En clair

Josiane Corneloup a déposé cet amendement le 7 janv. 2026, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
210 sur 1 607amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Police nationale−8 000 000 €−8 000 000 €
Gendarmerie nationale0 €0 €
Sécurité et éducation routières+8 000 000 €+8 000 000 €
Sécurité civile0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le projet de loi de finances pour 2026 ne prévoit le recrutement que de dix inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR). Une mesure plus symbolique que réelle, très en deçà des besoins constatés sur le terrain.​

En 2024, 2 131 694 examens pratiques du permis de conduire ont été organisés en France. Ce chiffre progresse chaque année, mais les délais d’attente atteignent en moyenne 80 jours, soit près du double du délai légal maximal de 45 jours fixé par la « loi Macron » du 6 août 2015. Dans plusieurs départements, l’attente dépasse même trois à six mois.​

Face à cet engorgement, le Gouvernement annonçait en septembre 2025 la tenue de 80 000 examens supplémentaires, pour un coût de 3 millions d’euros (soit 17 euros HT par examen). Cette mesure s’est révélée inapplicable, car elle supposerait que les inspecteurs travaillent la nuit, le dimanche ou au-delà de leurs obligations statutaires.​

Même réalisée, cette opération ponctuelle ne résoudrait rien. Seule une réponse structurelle peut absorber la hausse de la demande (+15% en cinq ans). Il faudrait organiser 300 000 examens supplémentaires par an, correspondant à 170 équivalents temps plein (150 inspecteurs et 20 délégués) pour garantir une organisation pérenne, soutenable et équitable sur l’ensemble du territoire.​

Il y a trois ans, le ministère annonçait déjà le recrutement de 100 inspecteurs ; seuls 30 à 40 postes ont été pourvus. Il est temps de rompre avec cette logique d’annonces sans suite et de redonner cohérence et efficacité à une politique publique essentielle pour la mobilité des Français.​

La mobilité n’est pas un confort, mais une condition d’égalité des chances. Pour des centaines de milliers de concitoyens, notamment en zones rurales et périurbaines, le permis demeure le seul moyen d’accès à l’emploi, à la formation et à l’autonomie.​

Concrètement, il est proposé :

- de majorer de 8 000 000 € les crédits de l’action n° 3 « Éducation routière » du programme 207 « Sécurité et éducation routières » ;
- de procéder à un transfert équivalent depuis l’action n° 6 « Commandement et ressources humaines » du programme 176 « Police nationale », afin d’en assurer la recevabilité financière.​

Cette réaffectation permettrait de financer le recrutement de 170 ETP dès 2026 et de garantir un service public du permis accessible, efficace et équitable sur l’ensemble du territoire.​

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver les capacités opérationnelles de la Police nationale et de réaffirmer la priorité donnée à l’accès équitable au permis de conduire.

Auteurs 6

Josiane Corneloup DR

Les 5 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2247

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000563
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2247