amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-2070

Danielle Brulebois EPR · Article 49

En clair

Danielle Brulebois a déposé cet amendement le 14 nov. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Accès et retour à l'emploi−266 939 868 €−266 939 868 €
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi+266 939 868 €+266 939 868 €
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail0 €0 €
Soutien des ministères sociaux0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de renforcer la lutte contre la fraude en recentrant certains dispositifs, notamment le Compte Personnel de Formation (CPF) et les aides aux entreprises, avec une attention particulière portée sur les aides à l’embauche d’apprentis. Parmi ces mesures, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis est maintenue pour les contrats signés à partir du 24 février 2025 et jusqu’au 31 décembre 2025, sans possibilité de cumul avec l’aide unique. Cette aide cible spécifiquement les contrats d’apprentissage visant des niveaux de qualification élevés, en fonction de la taille de l’entreprise : elle concerne les entreprises de moins de 250 salariés pour les formations de niveau 5 (bac + 2) à niveau 7 (bac + 5), ainsi que les entreprises de 250 salariés et plus.

Ce dispositif a déjà démontré son efficacité en stimulant significativement le recours à l’apprentissage, facilitant ainsi l’insertion professionnelle des jeunes tout en répondant aux besoins en compétences des entreprises. Face aux défis persistants en matière d’accès à l’emploi, particulièrement dans certaines filières ou territoires, il est essentiel de poursuivre ce soutien incitatif pour les entreprises. Pour cela, il est proposé de moduler l’aide selon la taille de l’entreprise et le niveau de qualification visé :

• Jusqu’à 5 000 € pour les contrats conclus par les entreprises de moins de 250 salariés, pour des formations allant du niveau 5 (bac + 2) au niveau 7 (bac + 5).

• Jusqu’à 2 000 € (contre 6 000 € précédemment) pour les contrats signés par les entreprises de 250 salariés et plus, pour des formations allant jusqu’au niveau 7.

En prolongeant cette aide, les employeurs et les acteurs de la formation bénéficieront d’une stabilité et d’une visibilité accrues, leur permettant d’organiser leurs recrutements dans un cadre plus sécurisé.

Pour financer cette mesure, un rééquilibrage budgétaire est prévu au sein de la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux » :

266 939 868 € seront prélevés sur les crédits de l’action n°2 « Structures de mise en œuvre de la politique de l’emploi » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi », et réalloués à hauteur du même montant aux crédits de l’action n°3 « Exonérations liées à l’apprentissage » du programme 103.
Cette approche permet de soutenir durablement l’apprentissage tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles.

Autrice

Danielle Brulebois EPR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N002070
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906