amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-912

Béatrice Piron HOR · Article 49

En clair

Béatrice Piron a déposé cet amendement le 10 nov. 2025, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés0 €0 €
Soutien de la politique de l'éducation nationale−80 000 000 €−80 000 000 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Plan pluriannuel de recrutement d’enseignants du premier degré public (création)+80 000 000 €+80 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à revenir sur la suppression des plus de 2000 postes d’enseignants du premier degré prévue pour la rentrée 2026.

Depuis 2017, un trop grand nombre de postes d’enseignants ont été supprimés dans l’Éducation nationale, sans qu’une véritable réflexion soit menée sur la politique d’encadrement et d’accompagnement des personnels. Cette approche fragilise la continuité pédagogique et dégrade les conditions d’apprentissage, en particulier dans les premières années de scolarité.

Certes, le nombre d’élèves diminue, mais la France demeure l’un des pays européens où les classes sont les plus chargées. Cette baisse démographique devrait au contraire être saisie comme une opportunité pour améliorer la réussite scolaire de chaque élève.

Selon les données de l’OCDE de 2025, la France consacre 13 % de moins que la moyenne de l’OCDE par élève dans le premier degré, alors que les effectifs d’enseignants continuent de baisser : on est passé de 381 000 professeurs à la rentrée 2017 à 367 000 en 2024, soit une perte de plus de 13 000 postes.

Ces recrutements permettront de maintenir des postes dans le premier degré, afin de poursuivre l’augmentation du temps de décharge des directeurs d’école engagée par la loi Rilhac, d’améliorer les remplacements et, plus largement, les conditions de travail des enseignants.

Plutôt que de réduire encore les postes devant élèves, il serait plus juste de chercher des économies dans les services administratifs. Préserver les moyens pédagogiques, c’est préserver la réussite des élèves.

Pour cela, cet amendement propose de mettre en place un nouveau programme intitulé « Plan pluriannuel de recrutement d’enseignants du premier degré public » en l'abondant de 80 millions d’euros en AE et CP. Ces crédits sont prélevés hors titre 2 sur l’action 8 du programme 214.

Auteurs 3

Béatrice Piron HOR

Les 2 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000912
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906