amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-487

Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR · Article 49

En clair

Marie-Agnès Poussier-Winsback a déposé cet amendement le 6 nov. 2025, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt+6 000 000 €+6 000 000 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture0 €0 €
Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG)−6 000 000 €−6 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’objet de cet amendement, proposé par Chambres d’agriculture France, vise à maintenir le budget dédié
à l’enveloppe Aide au Redressement des Exploitations en Difficulté (AREA) à 7 millions d’euros, comme
prévu dans la loi de Finances 2025, mais également à encourager le Gouvernement à assouplir les critères
d’éligibilité afin de permettre une utilisation pleine et effective de ces crédits.
En effet, le dispositif AREA est un outil essentiel de soutien aux exploitations agricoles confrontées à des
difficultés économiques et financières. Il permet d’accompagner les exploitants dans un plan de
redressement viable. Cependant, malgré son importance stratégique, ce dispositif reste insuffisamment
utilisé, du fait de critères d’accès trop restrictifs.

En 2025, l’enveloppe annuelle de 7 millions, partagée entre les dispositifs AREA, AGEA et ARP a été
largement sous-consommée car plusieurs freins majeurs sont identifiés :
- L’interdiction d’accroître les moyens de production, qui limite les perspectives de redressement des
exploitations ;
- La contribution minimale de 25% de l’exploitant, jugée trop élevée au regard des situations
financières des exploitants ;
- Des critères communautaires inadaptés à la réalité des structures agricoles, notamment l’obligation
d’avoir ses capitaux propres inférieurs à 50 % du capital social ou de justifier d’une réduction des
capitaux propres supérieure à 50 %.

Le contexte actuel de crise économique et climatique laisse présager une augmentation significative du
nombre d’exploitants agricoles en difficulté en 2026. C’est pourquoi, il est indispensable de maintenir
l’enveloppe AREA et de permettre de la mobiliser pleinement en levant les critères.
Le présent amendement a donc pour objectif de rétablir le montant de 7 millions d’euros dédié à l’AREA
en 2025 et d’appeler le Gouvernement à simplifier les conditions d’accès au dispositif, afin d’en garantir
l’efficacité sur le terrain.

Il est proposé de minorer de 6 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de
paiement (CP) le programme 381 « Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG) » pour
abonder de 6 millions d’euros l’action 22 « Gestion des crises et des aléas de la production agricole » du
programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ».
Nous proposons ce transfert de crédit pour respecter les règles imposées par l’article 40 mais nous ne
souhaitons pas réduire les crédits du programme 381, et proposons que le Gouvernement lève le gage.

Auteurs 6

Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR

Les 5 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000487
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906