amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-236

Stéphane Mazars EPR · Après l'article 81

En clair

Stéphane Mazars a déposé cet amendement le 31 oct. 2025, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. - Après l’alinéa 5, rétablir le 2° du II de l’article L. 6323-6 du code du travail dans la rédaction suivante :

« 2° Les bilans de compétences mentionnés au 2° de l’article L. 6313-1. »

II. - La perte éventuelle de recettes pour les organismes chargés de la gestion du compte personnel de formation est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à maintenir, à droit constant, l’éligibilité du bilan de compétences au compte personnel de formation (CPF), alors que l’article 81 du projet de loi supprime le 2° du II de l’article L. 6323-6 du code du travail, ce qui aurait pour effet d’exclure ce dispositif du champ du CPF.

Pourtant, le bilan de compétences constitue un outil essentiel de sécurisation des parcours professionnels, mobilisé chaque année par près de 100 000 actifs, notamment des salariés en reconversion ou confrontés à l’usure professionnelle. Pour un coût moyen d’environ 1 900 euros, il représente près de 6 % des dossiers CPF et 7 % des montants mobilisés.

Ses effets sont bien documentés :
- prévention du chômage de longue durée ;
- orientation professionnelle éclairée avant tout engagement en formation ;
- cohésion territoriale, grâce à un maillage présent dans l’ensemble du pays ;
- accès renforcé à la reconversion pour les femmes et les salariés les moins qualifiés, largement majoritaires parmi les bénéficiaires.

Supprimer ce levier serait contre-productif : cela entraînerait davantage d’erreurs d’orientation et d’abandons de formation, générateurs de surcoûts pour les finances publiques.

Par ailleurs, l’article 81 introduit un mécanisme réglementaire de plafonnement des actions éligibles au CPF.

Le maintien du bilan de compétences au sein du périmètre du CPF permettra ainsi son encadrement par décret, comme pour la validation des acquis de l’expérience ou la préparation au permis de conduire, en cohérence avec l’objectif de maîtrise des dépenses poursuivi par le Gouvernement.

Il s’agit donc de préserver un droit faiblement coûteux mais à très forte utilité sociale et professionnelle, garantissant une gestion plus efficiente du CPF.

Auteurs 2

Stéphane Mazars EPR

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P2D1N000236
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906