Rejeté
sous-amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Sous-amendement n° I-3806
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En clair
Nathalie Coggia a déposé ce sous-amendement le 24 oct. 2025, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en séance publique le 24 oct. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots
« au moins trois ans en France sur les dix années »
les mots :
« en France de manière continue sur les cinq années ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’amendement initial impose une période de référence de dix ans pour évaluer la durée de résidence fiscale en France (au moins trois ans sur ces dix années) afin de suspecter un éventuel exil fiscal. Cette période de dix ans apparaît excessive et inadaptée pour identifier un comportement d’optimisation fiscale. En effet, il est illogique de présumer un exil fiscal motivé par une volonté d’échapper à l’imposition française pour des personnes qui n’ont pas résidé de manière significative en France au cours des années récentes précédant leur départ. Une personne ayant passé moins que les cinq dernières années de manière continue en tant que résident fiscal en France peut difficilement être soupçonnée de chercher à contourner la fiscalité française, car son lien avec le système fiscal français est déjà ténu.
En réduisant la période de référence à cinq ans, ce sous-amendement recentre l’application de la mesure sur les contribuables ayant un ancrage fiscal récent et significatif en France, rendant ainsi le critère plus cohérent avec l’objectif de lutte contre l’exil fiscal. Cette période de cinq ans permet de mieux cibler les situations où un changement de résidence fiscale pourrait être motivé par une optimisation fiscale, tout en évitant de pénaliser des contribuables dont la résidence en France est trop ancienne ou épisodique pour justifier une telle présomption.
Ce sous-amendement renforce ainsi la proportionnalité et la pertinence de la mesure, tout en préservant son objectif de justice fiscale et de lutte contre l’évasion fiscale, dans le respect des conventions fiscales internationales.
.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
- Sous-amendement de
- l'amendement n° I-1705
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P1D1N003806
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906