Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-1693

Aymeric Caron LFI-NFP · Après l'article 24

En clair

Aymeric Caron a déposé cet amendement le 21 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après le chapitre X quater du titre II de la première partie du livre Ier du code général des impôts, il est inséré un chapitre X quinquies ainsi rédigé :

« Chapitre X quinquies

« Taxe sur l’expérimentation animale

« Art. 302 bis WH – I. – Tout établissement qui utilise des animaux vivants aux fins d’expérimentation dans des procédures de recherches scientifiques ou éducatives s’acquitte d’une taxe au profit de l’État.

« II. – Le fait générateur de cette taxe est constitué par l’utilisation d’un animal, quel qu’il soit, dans le cadre d’une procédure scientifique ou éducative.

« III. – Le montant de cette taxe est de 50 euros par animal utilisé. Le montant est doublé pour chaque utilisation du même animal.

« IV. – Un décret pris en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à limiter l’utilisation d’animaux

dans les expériences de recherche, et limiter le transport international d’animaux à cettemême fin.

La réglementation européenne relative à l’expérimentation animale et notamment la

directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010, n’a pas eu les effets escomptés de réduction,

de remplacement et de raffinement de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et

éducatives en France.

La France fait en effet partie des moins bons élèves de l’Union européenne sur le sujet

(avec l’Allemagne et le Royaume-Uni), alors même que la directive 2010/63/UE se veut

une « étape importante vers la réalisation de l’objectif final que constitue le

remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins

scientifiques et éducatives ».

D’après les statistiques annuelles publiées par le ministère de l’Enseignement supérieur et

de la Recherche, le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche ne diminue que très

marginalement. Ce nombre a même augmenté pour certaines espèces comme les chiens.

Pourtant de nombreuses méthodes alternatives existent, souvent plus prédictives, plus

robustes et plus sûres statistiquement, tout en étant moins coûteuses. Il s’agit donc d’aider

le modèle français à s’affranchir du modèle de recherche animal, puisque les animaux

sont utilisés dans la majorité des procédures.

Cet amendement vise à inciter à une réelle transition vers un modèle de recherche nonanimal.

En instaurant une taxe de 50 euros par animal utilisé dans le cadre d’une

procédure de recherche scientifique ou éducative, il est ainsi proposé d’inviter les

laboratoires de recherche à se tourner vers des solutions non-animales.

Le fruit de cette taxe pourra notamment être utilisé pour créer un fonds destiné à assurer

une retraite paisible aux animaux utilisés dans le cadre de procédures de recherches

scientifiques ou éducatives.

Son sort

Examen
En séance publique

Auteur

Aymeric Caron LFI-NFP

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N001693
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906