Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-1027

Virginie Duby-Muller DR · Article 28

En clair

Virginie Duby-Muller a déposé cet amendement le 21 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 9, substituer au mot :

« six  »

le mot :

« douze ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le 15 octobre 2024, les pouvoirs publics ont annoncé une évolution majeure du dispositif de facturation électronique entre entreprises, en décidant de renoncer au portail public gratuit de facturation. Le dispositif est désormais recentré sur un modèle reposant exclusivement sur des plateformes privées.

Les entreprises sont donc tenues de choisir une plateforme privée pour se conformer à leurs obligations légales. Ce choix, souvent déterminant pour l’organisation comptable et financière de l’entreprise, n’est pas définitif : il pourra évoluer, notamment en cas de changement de prestataire, d’arrêt d’activité d’une plateforme, ou de besoins nouveaux liés à la croissance de l’entreprise.

Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont prévu un dispositif de portabilité, dont les modalités seront fixées par décret en Conseil d’État. Il est envisagé que l’ancienne plateforme assure un service minimum pendant une période ne pouvant être inférieure à six mois après le changement effectif.

Toutefois, au regard des contraintes techniques, économiques et organisationnelles, une telle durée apparaît insuffisante. En effet, un changement de plateforme implique souvent :

- Des travaux complexes de migration des données et d’interfaçage avec les systèmes comptables et ERP existants ;

- La réintégration des flux de facturation clients et fournisseurs, souvent personnalisés selon les contreparties ;

- La revalidation des contrôles internes liés à la conformité.

Pour nombre d’entreprises, qu’il s’agisse des grandes entreprises, ETI, PME et micro-entreprises, ces opérations nécessitent un délai suffisant pour être sécurisées et stabilisées.

Une période de douze mois constitue un seuil raisonnable et réaliste pour garantir la continuité de service, la fiabilité des échanges et la sécurité des données. Le délai de six mois proposé est donc manifestement trop court pour mener sereinement les travaux nécessaires.

Afin d’assurer le bon fonctionnement de la facturation électronique et de préserver la stabilité des échanges économiques, il est donc proposé de porter à 12 mois la durée minimale de service assurée par l’ancienne plateforme en cas de changement de prestataire.

Son sort

Examen
En séance publique

Autrice

Virginie Duby-Muller DR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N001027
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906