amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° I-723 (Rect)
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En clair
Josiane Corneloup a déposé cet amendement le 21 oct. 2025, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il est tombé en séance publique le 20 nov. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – A la deuxième ligne de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 92, substituer au montant :
« 25,7 »,
les mots :
« sans changement ».
II. – En conséquence, à la troisième ligne de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 92, substituer au montant :
« 18 »,
les mots :
« sans changement ».
III. – En conséquence, à la quatrième ligne de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 92, substituer au montant :
« 76,2 »,
les mots :
« sans changement ».
IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 117.
V. – En conséquence, supprimer l’alinéa 121.
VI. – En conséquence, supprimer les alinéas 125 et 126.
VII. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 127, substituer aux mots :
« aux articles L. 3513‑18‑2 et L. 3514‑8 »
les mots :
« à l’article L. 3513‑18‑2 ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à préserver la filière française du chanvre, gravement menacée par les dispositions de l’article 23 du projet de loi de finances pour 2026. En soumettant les fleurs de chanvre à fumer à un régime d’accise équivalent à celui du tabac, le texte actuel introduit un droit d’accise de 25,7 % et un tarif de 18 euros pour 1 000 grammes sur les produits bruts à fumer ne contenant pas de tabac, ce qui inclut directement les fleurs de chanvre riches en CBD, dépourvues d’effets psychotropes.
Une telle fiscalisation compromettrait la viabilité d’une filière agricole émergente qui représente aujourd’hui environ mille exploitations, plus de trente-cinq mille emplois directs et indirects, et un chiffre d’affaires estimé à huit cent cinquante millions d’euros en 2024. Elle fragiliserait particulièrement les agriculteurs qui commercialisent leurs produits en vente directe, souvent leur unique source de revenu, alors même que le marché français est déjà dominé à 80 % par des importations étrangères.
En maintenant inchangés les taux, tarifs et minima applicables aux produits bruts à fumer ne contenant pas de tabac et en supprimant les dispositions réservant la distribution aux seuls buralistes et établissements agréés, l’amendement permet de préserver la possibilité pour les producteurs de vendre directement leurs fleurs. Cette adaptation est essentielle pour éviter la disparition d’une filière agricole innovante et respectueuse de l’environnement, pour prévenir la mise en concurrence déloyale avec les importations à bas coût, et pour limiter le développement du marché noir qui résulterait d’une taxation excessive.
L’objectif n’est pas de remettre en cause la cohérence de la fiscalité applicable aux produits à fumer, mais de garantir qu’elle ne conduise pas à l’extinction d’une activité agricole vertueuse, à haute valeur ajoutée et sans impact sanitaire comparable à celui du tabac.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 3
- DR 2
Les 2 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P1D1N000723
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906