Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° I-1815

Christelle Petex DR · Article 18

En clair

Christelle Petex a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À l’alinéa 3, substituer au taux :

« 70 % »,

le taux :

« 50 % ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

La déduction pour épargne de précaution (DEP) adoptée en 2019 a permis de doter les
exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion pluriannuelle et
responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des
risques en agriculture : elle se renforce depuis plusieurs années pour améliorer la résilience
des exploitations agricoles françaises.

Sur le plan pratique, le chef d’exploitation doit ainsi utiliser le montant de l’épargne de
précaution dans les dix années qui suivent sa constitution pour effectuer des dépenses liées
à l’activité professionnelle. Toutefois, dès l’utilisation des sommes, l’exploitant est tenu en
contrepartie de réintégrer la déduction dans son résultat fiscal.

Si le principe de la réintégration ne doit pas être remis en cause, il n’en demeure pas moins
que depuis quelques années, l’agriculture doit faire face à une récurrence d’aléas climatiques
(sécheresse, inondations…), conséquence directe du dérèglement climatique, d’une
succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et MHE plus récemment…). Les
exploitations se relèvent difficilement de ces évènements.

Aussi, afin d’accompagner les exploitants victimes d’aléas climatiques ou sanitaires, il est
proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient
réintégrées dans le résultat fiscal de l'exploitation. Cette mesure permettra d’améliorer
l’efficacité du dispositif d’exonération partielle en assurant une trésorerie supplémentaire
aux exploitants qui en font usage lors de la survenance des risques.

Son sort

Examen
En séance publique

Auteurs 2

Christelle Petex DR

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P1D1N001815
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324