amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1721

Nicolas Metzdorf EPR · Après l'article 75

En clair

Nicolas Metzdorf a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût budgétaire et les modalités d’une extension de la prime spécifique d’installation, prévue par le décret n° 2001‑1225 du 20 décembre 2001 portant création d’une prime spécifique d’installation, aux fonctionnaires de l’État et magistrats dont la résidence familiale est située en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie ou dans les îles Wallis et Futuna et qui rejoignent l’Hexagone dans les conditions prévues par ce dispositif.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à demander au Gouvernement une évaluation précise du coût et des modalités d’une extension de la prime spécifique d’installation aux fonctionnaires de l’État et magistrats originaires des collectivités françaises du Pacifique qui en sont aujourd’hui exclus : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et les îles Wallis-et-Futuna.

Instituée par le décret n° 2001‑1225 du 20 décembre 2001, la prime spécifique d’installation a pour objet d’accompagner financièrement certains fonctionnaires de l’État et magistrats lors de leur première affectation dans l’Hexagone.

Le Gouvernement a rappelé en juin 2025 que ce dispositif bénéficie aux agents relevant des départements d’outre-mer ainsi qu’à ceux concernés par les régimes applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, mais que les fonctionnaires originaires de Polynésie française, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna n’ont pas été intégrés au dispositif. Le Gouvernement, interrogé à deux reprises par l’auteur du présent amendement (questions écrites n° 6311 du 29 avril 2025 et n° 12001 du 23 décembre 2025), a maintenu cette exclusion dans sa réponse du 12 mai 2026. Cette situation crée une différence de traitement importante entre fonctionnaires ultramarins pourtant placés devant des contraintes matérielles comparables lorsqu’ils sont appelés à rejoindre l’Hexagone pour exercer leurs fonctions.

Les agents originaires du Pacifique doivent supporter, comme leurs collègues des autres territoires ultramarins, les conséquences financières d’une installation à plusieurs milliers de kilomètres de leur résidence familiale : transport, logement, déménagement, équipement du nouveau domicile et, le cas échéant, déplacement de leur famille. L’éloignement géographique de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna rend même ces contraintes particulièrement importantes.

La différence de statut institutionnel des territoires ne supprime ni la qualité de fonctionnaire de l’État des intéressés ni les charges concrètes auxquelles ils sont confrontés à l’occasion d’une première affectation dans l’Hexagone. Cette différence de traitement apparaît donc difficilement compréhensible pour des agents ayant réussi les mêmes concours nationaux, appartenant aux mêmes corps et servant le même État.

Le Gouvernement a d’ailleurs reconnu la nécessité de poursuivre les travaux sur ce sujet. En juin 2026, le ministre de l’Action et des Comptes publics, M. David Amiel, a indiqué qu’un travail devait notamment être conduit sur l’articulation entre les dispositifs nationaux et les dispositifs propres à la Polynésie française et que les travaux se poursuivaient.

La question du coût budgétaire a toutefois été régulièrement avancée pour justifier l’absence d’extension du dispositif. Il apparaît dès lors indispensable que le Parlement puisse disposer d’un chiffrage précis, objectif et actualisé.

Le rapport demandé devra donc permettre d’objectiver définitivement l’impact budgétaire d’une telle extension et d’identifier les éventuelles adaptations réglementaires nécessaires. Il devra distinguer les situations de la Polynésie française, de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna afin que le Parlement puisse disposer d’une estimation complète.

L’objectif est ainsi de permettre au Parlement et au Gouvernement d’examiner, sur la base de données financières consolidées, les conditions permettant de mettre fin à une différence de traitement qui demeure difficilement comprise par les fonctionnaires de l’État originaires des collectivités du Pacifique.

Auteurs 4

Nicolas Metzdorf EPR

Les 3 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001721
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210