amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1234

Anne-Laure Blin DR · Après l'article 75

En clair

Anne-Laure Blin a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’article L. 2112‑4 du code de la commande publique, il est inséré un article L. 2112‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. – 2112‑4‑1 – Les administrations publiques, opérateurs, commissions consultatives et autorités administratives indépendantes ne peuvent recourir à des prestataires de conseil externe, sauf si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :

1° L’administration justifie expressément une nécessité particulière, une urgence impérieuse, ou une expertise technique indisponible en interne ;

2° Aucun service proposé par une autre entité publique n’est en mesure de fournir la prestation requise. »

II. – Les conditions d’application du I font l’objet d’un décret pris en Conseil d’État.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Selon un rapport de la Cour des Comptes, les dépenses pour les prestations de conseil ont triplé entre 2017 et 2021. Parmi les types de prestations proposées, les prestations intellectuelles ont fortement augmenté pour les ministères civils, de 11 millions d’euros en 2014 à 100 millions en 2018 et plus de 230 millions en 2021 pour se retrouver à 200 millions en 2022.

La Cour a également relevé que ce recours intensif favorisait une perte de maîtrise par les services et installait une dépendance vis-à-vis d’une poignée de cabinets de conseil. Par ailleurs, ces derniers remplissent des tâches qui pourraient ou devraient l’être par des agents publics.

Dans un contexte de dégradation de nos finances publiques, il est essentiel de mieux réguler l’activité de ces cabinets. Au travers de cet amendement, il est proposé d’interdire le recours à des cabinets de conseils sauf si l’entité en faisant la requête démontrait que l’administration justifiait d’une nécessité particulière, une urgence impérieuse ou une expertise technique indisponible et si aucun service proposé par une autre entité publique n’est en mesure de fournir la prestation requise.

Auteurs 2

Anne-Laure Blin DR

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001234
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210