En attente de réponse

question orale sans débat

Soutien aux réfugiés et prisonniers arméniens

Marie-Arlette Carlotti SER · Sénat · 17e législature · n° 920

Ministère interrogé
Europe et affaires étrangères
Rubrique
Affaires étrangères et coopération

En clair

Question orale sans débat de Marie-Arlette Carlotti, publiée au Journal officiel le 5 févr. 2026. Aucune réponse publiée après 273 jours.

La question

Mme Marie-Arlette Carlotti attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation des réfugiés et prisonniers arméniens.

Après le Noël arménien du 6 janvier 2026, le silence est retombé. Et pourtant, pour des dizaines de milliers d'Arméniens, la souffrance de l'exil continue.

Depuis l'automne 2023, les réfugiés de l'Artsakh vivent dispersés, déracinés, souvent dans une grande précarité. Des familles entières ont fui leur terre, parfois en quelques heures, laissant derrière elles leurs maisons, leurs écoles, leurs églises, leur histoire. Au total, 120 000 habitants d'Artsakh ont été déplacés de force et beaucoup d'entre eux n'ont pas pu transporter les corps de leurs proches décédés lors de l'attaque militaire lancé par l'Azerbaïdjan. Aujourd'hui, beaucoup survivent sans perspectives durables tandis que l'attention médiatique s'est déplacée ailleurs.

Dans le même temps, des parlementaires, des responsables politiques dont 8 dirigeants parmi lesquels Ruben Vardanian, président du gouvernement de l'Artsakh et des civils arméniens sont détenus à Bakou. Ces prisonniers politiques sont privés de droits fondamentaux, dans des conditions de détention opaques, en violation manifeste du droit international humanitaire. Leur sort ne peut être relégué à l'arrière-plan diplomatique.

Marseille, ville populaire, ville d'accueil, ville profondément marquée par l'histoire arménienne, n'oublie pas. Plus de 80 000 arméniens vivent à Marseille, première ville d'accueil pour ce peuple. Comme partout en France, ils ont fait vivre le Noël arménien au début du mois dans nos écoles, et églises. Mais la solidarité ne peut pas être saisonnière. Elle doit s'exercer tout au long de l'année, doit être constante et durable.

Elle lui demande alors ce que fait aujourd'hui la France, concrètement, pour soutenir les réfugiés arméniens de l'Artsakh, et pour obtenir la libération des prisonniers politiques arméniens détenus en Azerbaïdjan. Il faut agir plus vite. Elle vous demande également quelles initiatives diplomatiques porte la France pour que justice, dignité et protection soient enfin garanties à un peuple avec lequel nous entretenons des liens historiques, humains et politiques profonds.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ26020920S
Ministère interrogé (source)
1070