question orale sans débat
Enjeu du réchauffement climatique pour les forêts de Bourgogne-Franche-Comté
- Ministère interrogé
- Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt
- Attribuée à
- Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
- Rubrique
- Agriculture et pêche
La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)Les autres questions orales sans débat →
En clair
Question orale sans débat de Fabien Genet, publiée au Journal officiel le 10 oct. 2024. Aucune réponse publiée après 756 jours.
La question
M. Fabien Genet attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l'enjeu du réchauffement climatique pour les forêts de Bourgogne-Franche-Comté.
Les forêts représentent 36 % du territoire régional, plaçant la Bourgogne-Franche-Comté en cinquième position en termes de surface boisée et en troisième position en termes de taux de boisement. Elle fait partie des régions les plus productives du pays et l'exploitation forestière génère un chiffre d'affaires annuel d'environ 110 millions d'euros.
Dépérissement des peuplements, manque d'adaptation de certaines essences, mortalité accrue des résineux sous le double effet des sécheresses et des attaques de scolytes... l'impact du réchauffement climatique est considérable sur la forêt et entraine des conséquences importantes sur sa gestion et l'économie qui en découle, entre perte de recettes et difficultés d'investissements.
Dans son rapport intitulé « l'accélération du changement climatique : un défi majeur pour les forêts de Bourgogne-Franche-Comté » publié en mars 2024, la chambre régionale des comptes de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur l'état alarmant des forêts et appelle à la mobilisation quant à leur gestion.
Si des actions ont été entreprises, à l'image du plan de relance qui a permis à la région de bénéficier de 37 millions d'euros destinés au renouvellement forestier et à son adaptation, leur impact demeure toutefois limité, compte tenu des pertes importantes et des difficultés liées notamment à la diminution des capacités de l'office national des forêts (ONF) en termes de travaux sylvicoles.
La chambre régionale des comptes indique que l'adaptation des forêts suppose une nécessaire évolution dans les modes de gestion de la forêt, les actuels documents qui programment l'exploitation forestière sur le temps long étant dépassés. Il apparait par ailleurs essentiel que les opérateurs publics disposent de moyens suffisants et adaptés afin d'assurer un suivi régulier de l'état des peuplements.
Il lui demande donc de lui préciser les actions qui seront mises en place par le Gouvernement pour répondre à l'urgence de la situation.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ24100062S
- Ministère interrogé (source)
- 982