question orale sans débat
Conséquences de l'épisode orageux qui a frappé le Val-de-Marne le 27 août 2026
- Ministère interrogé
- Aménagement du territoire et décentralisation
- Rubrique
- Environnement
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En clair
Question orale sans débat d'Akli Mellouli, publiée au Journal officiel le 1er oct. 2026. Réponse publiée le 21 oct. 2026, 20 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 20 joursmédiane 20 jours, questions orales sans débat du Sénat
La question
M. Akli Mellouli attire l'attention de Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences de l'épisode orageux qui a frappé le Val-de-Marne le 27 août 2026. En quelques minutes, de nombreuses communes du département ont été confrontées à des chutes massives d'arbres et de branches, à des dégradations de voirie et d'équipements publics, à des inondations ainsi qu'à des perturbations importantes des transports. À Vitry-sur-Seine, plusieurs arbres tombés sur les voies ont notamment entraîné l'interruption du RER C. Des établissements scolaires et des espaces publics ont également été touchés, alors que les communes devaient préparer la rentrée scolaire. Face à cette situation, les communes et le département du Val-de-Marne ont immédiatement mobilisé leurs agents et leurs moyens afin de dégager les axes de circulation, sécuriser les parcs et espaces publics et permettre la réouverture des établissements scolaires. À Choisy-le-Roi, par exemple, le parc Maurice-Thorez a dû rester fermé plusieurs jours à la suite des intempéries. Les dégâts causés au patrimoine arboré sont particulièrement préoccupants. Ils représentent non seulement un coût important de déblaiement, de sécurisation et de replantation, mais également une perte environnementale et sociale. Les arbres et espaces verts contribuent en effet à la lutte contre les îlots de chaleur, à la qualité de l'air, à la biodiversité et au cadre de vie des habitants. Au-delà de l'urgence, cet événement, comme les épisodes de canicule survenus cet été, souligne que les collectivités sont en première ligne pour faire face aux conséquences du changement climatique et à la multiplication des événements météorologiques extrêmes, alors même qu'elles disposent de marges de manoeuvre financières de plus en plus réduites. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner financièrement les communes et le département du Val-de-Marne dans la réparation des dégâts causés par cet épisode, mais également, à l'avenir, pour accompagner durablement les collectivités territoriales afin qu'elles puissent prévenir et faire face aux conséquences croissantes du changement climatique, sans que le coût de ces événements fragilise leurs finances locales.
La réponse
M. le président. La parole est à M. Akli Mellouli, auteur de la question n° 1268, adressée à Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
M. Akli Mellouli. Madame la ministre, j'appelle votre attention sur les conséquences de l'épisode orageux qui a frappé le Val-de-Marne le 27 août dernier.
En quelques minutes, le département a été profondément meurtri. La violence de l'épisode a notamment provoqué la chute de nombreux arbres, dont certains ont bloqué des axes de circulation et endommagé des équipements publics. À Vitry-sur-Seine, des arbres sont tombés sur les voies, entraînant l'interruption du RER C. Des établissements scolaires et des espaces publics ont également été touchés, à quelques jours seulement de la rentrée.
Face à cette situation, les communes et le département du Val-de-Marne ont immédiatement mobilisé leurs agents et leurs moyens pour sécuriser les habitants, dégager les voies de circulation et permettre la réouverture des équipements publics et des établissements scolaires. Ainsi, à Choisy-le-Roi, le parc Maurice-Thorez a dû rester fermé plusieurs jours à la suite de ces intempéries.
Les dégâts causés au patrimoine arboré sont particulièrement préoccupants. À Vitry-sur-Seine, plus de 1 000 arbres sur les 7 000 que compte la commune sont tombés.
Au-delà du coût du déblaiement, de la sécurisation et de la replantation, c'est une véritable perte environnementale et sociale pour les habitants.
Ces arbres et ces espaces verts jouent en effet un rôle essentiel dans la lutte contre les îlots de chaleur, dans la préservation de la biodiversité, pour la qualité de l'air et le cadre de vie.
Madame la ministre, cet épisode, comme les épisodes de canicule survenus cet été, nous rappelle combien les collectivités sont en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Elles interviennent, elles sécurisent, elles réparent, elles protègent leurs habitants, alors que leurs marges de manoeuvre financières sont de plus en plus réduites.
Alors que ces événements météorologiques extrêmes sont appelés à se multiplier, quelle réponse l'État entend-il apporter pour accompagner financièrement les communes et les départements, notamment celui du Val-de-Marne, dans la réparation des dégâts et donner durablement aux collectivités les moyens de prévenir le changement climatique et de faire face à ses conséquences, sans fragiliser davantage leurs finances ? À cet égard, le budget pour 2027 nous interpelle.
M. le président. La parole est à Mme la ministre.
Mme Françoise Gatel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Monsieur le sénateur, je prends très au sérieux votre question, les épisodes climatiques très violents ayant touché beaucoup de nos communes.
Nous appliquons en amont un principe de prévention, grâce notamment à la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL) et au fonds vert, qui permettent la réalisation de travaux.
Ensuite vient la réparation après la survenue d'épisodes climatiques. Dans ce domaine, nous avons fait évoluer de manière importante la dotation de solidarité aux collectivités victimes d'événements climatiques ou géologiques (DSEC), dont nous avons augmenté le montant. Nous avons également permis que cette dotation serve à réaliser des travaux d'entretien et à financer des dépenses de fonctionnement urgentes.
À ma connaissance, monsieur le sénateur, le département du Val-de-Marne n'a pas demandé à bénéficier de cette dotation au titre d'un événement climatique exceptionnel. Je l'invite donc à se rapprocher du préfet, car il lui reste encore quelques jours pour solliciter cette dotation.
M. le président. La parole est à M. Akli Mellouli, pour la réplique.
M. Akli Mellouli. Merci pour ces informations, madame la ministre.
Je vous ai parlé du département, mais ma question porte plus généralement sur les finances publiques. Si j'attire votre attention sur ce sujet, c'est parce que nous sommes appelés à voter un budget dans les semaines qui viennent. Plus nous réduirons les recettes des communes, plus ces dernières seront affaiblies et moins elles pourront répondre aux besoins. Or les communes doivent disposer de moyens permettant à nos concitoyens de vivre dans les meilleures conditions ; elles ne doivent pas avoir à solliciter constamment des fonds d'urgence.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ26101268S
- Ministère interrogé (source)
- 1074