Retirée Retirée
question orale sans débat
Moyens alloués au dépistage du cancer
- Ministère interrogé
- Santé et accès aux soins
- Attribuée à
- Travail, santé, solidarités et familles
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question orale sans débat d'Hervé Gillé, publiée au Journal officiel le 17 oct. 2024. Close sans réponse le 9 mai 2025 : « Retirée ».
La question
M. Hervé Gillé attire l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins au sujet des moyens alloués au dépistage du cancer. Entre 1990 et 2023, le nombre de nouveaux cancers a doublé avec une augmentation de plus de 100 % pour les femmes et de 98 % pour les hommes, résultant de la croissance de l'espérance de vie, du vieillissement de la population et de l'amélioration du traitement des premiers cancers. Au regard de l'évolution du nombre de cancers, le dépistage, sous l'action des médecins traitants généralistes, des centres de coordination des dépistages régionaux et des campagnes d'information publique, est la première arme anticancer. A ce jour, le dépistage organisé est généralisé pour le cancer du sein et pour le cancer colorectal. Le dépistage organisé reste la garantie des techniques les plus récentes, les mieux évaluées et les plus efficaces. Les possibilités de détection de cancers à des stades précoces augmentent ainsi par rapport aux dépistages individuels (dépistages organisés en dehors des structures et des médecins agréés). Au lieu de renforcer le dépistage organisé, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 prévoit une diminution de près de 30 % des crédits alloués aux centres de coordination des dépistages des cancers. En Nouvelle-Aquitaine, comme dans d'autres régions, cette baisse de moyens serait particulièrement dommageable pour les centres de coordination de dépistage qui interviennent dans une logique de médecine préventive et de proximité. De plus, le Haut Conseil de la santé publique, dans sa contribution à la stratégie nationale de santé 2023/2033, dénonçait les taux français de participation aux dépistages organisés qui sont encore loin d'atteindre les objectifs européens fixés respectivement à 65 % pour le cancer colorectal et 70 % pour les candides du sein et de l'utérus. Il lui demande ainsi si la médecine préventive est l'une des priorités du Gouvernement et quels seront les moyens alloués pour soutenir cette politique essentielle en faveur de la santé publique en particulier pour lutter efficacement contre les cancers.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ24100102S
- Ministère interrogé (source)
- 979