En attente de réponse

question au Gouvernement

Stratégie de l'État en matière de nickel

Georges Naturel UCI · Sénat · 17e législature · n° 1019

Ministère interrogé
Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Rubrique
Outre-mer

En clair

Question au Gouvernement de Georges Naturel, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.

La question

M. le président. La parole est à M. Georges Naturel, pour le groupe Union Centriste et Indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe UCI.)

M. Georges Naturel. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'économie et des finances.

Monsieur le ministre, depuis plus de vingt ans, la France et la Nouvelle-Calédonie ont fait le pari économique de structurer leur filière nickel autour de trois grands complexes métallurgiques, conçus comme moteurs de la croissance.

Vingt ans après, force est de constater que cette ambition a échoué. Malgré les milliards investis et les interventions répétées de l'État, l'usine du Nord est à l'arrêt, la Société Le Nickel (SLN) ne survit que sous perfusion financière et Prony Resources demeure étranglée par le coût des intrants.

Le pacte nickel, qui devait dessiner une perspective durable pour l'ensemble de la filière, n'a pu être mis en oeuvre. Pourtant, le nickel demeure à ce jour le seul poumon de relance économique de la Nouvelle-Calédonie. En outre, il constitue une ressource stratégique pour la France et pour l'Europe, à l'heure où la sécurisation des approvisionnements en matières premières critiques est devenue un enjeu de souveraineté de premier rang.

Dans ce contexte, je souhaite évoquer avec vous deux annonces récentes : d'une part, la recapitalisation d'Eramet, dans laquelle l'État est appelé à jouer un rôle déterminant ; d'autre part, la signature, hier, d'un mémorandum entre l'Union européenne et la Nouvelle-Calédonie sur les matières premières stratégiques à l'occasion du déplacement de Stéphane Séjourné.

Ces deux initiatives sont-elles liées ? Traduisent-elles une volonté nouvelle de l'État de s'engager durablement dans l'avenir du nickel calédonien ?

En particulier, monsieur le ministre, comment s'articulent-elles avec la recherche de repreneurs pour les trois sites et la définition, avec les acteurs calédoniens, d'une stratégie industrielle à la hauteur des enjeux ? Après vingt ans de soutien conjoncturel, les Calédoniens attendent désormais autre chose qu'une gestion dans l'urgence. (Applaudissements sur les travées du groupe UCI.)

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ26101019G
Ministère interrogé (source)
1066