En attente de réponse

question au Gouvernement

Manifestations du 17 octobre 2026 et doctrine du maintien de l'ordre

David Margueritte Les Républicains · Sénat · 17e législature · n° 1016

Ministère interrogé
Intérieur
Rubrique
Police et sécurité

En clair

Question au Gouvernement de David Margueritte, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.

La question

M. le président. La parole est à M. David Margueritte, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. David Margueritte. Monsieur le ministre, le temps n'est plus aux commentaires. Le temps n'est plus aux vagues incantations que les Français ont subies dimanche soir dernier. Le temps n'est plus aux discours qui changent en permanence.

De ce point de vue, vos déclarations d'hier à l'Assemblée nationale soulèvent des questions. Vous déclariez : « Samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui serai aux commandes. »

Que signifie cette phrase, monsieur le ministre ? L'État a-t-il failli ? Les Français sont en droit de s'interroger : qui donc était aux commandes lorsque les commerces étaient pillés, les bâtiments publics saccagés et les forces de l'ordre blessées ?

Les Français attendent des actions. Monsieur le ministre, vous aurez l'occasion, dans les prochains jours, de poser des actes forts et clairs.

Je pense d'abord au projet de loi casseurs-payeurs. Ce texte est nécessaire, mais il n'est pas suffisant.

Il est nécessaire, car il remplit à l'évidence une fonction dissuasive. Il a également une valeur réparatrice : il apporte une réponse aux Français qui ont vu les saccages de samedi dernier et se sont légitimement dit que, comme d'habitude, ils devraient payer la facture.

Monsieur le ministre, êtes-vous prêt à suivre les recommandations que mon corapporteur Olivier Bitz et moi-même formulerons et à accepter nos amendements ayant pour objet d'assurer la pleine opérationnalité du texte ? Je pense aux moyens probatoires, notamment en ce qui concerne le recours aux drones dits judiciaires, ainsi qu'à l'élargissement de la saisie des allocations sociales pour faciliter les recouvrements.

Néanmoins, le texte n'est pas suffisant. Il y a ce qui se chiffre, mais aussi ce qui ne se chiffre pas, par exemple le préjudice d'image pour notre pays, qui affecte l'attractivité et le tourisme.

Mon collègue et moi-même formulons trente recommandations précises pour reprendre le contrôle.

M. Rachid Temal. Oh là là ! Calmez-vous, respirez un peu...

M. David Margueritte. Monsieur le ministre, êtes-vous prêt à suivre ces recommandations directement opérationnelles pour renforcer l'arsenal répressif ? Je pense notamment aux interdictions administratives de manifester pour les fauteurs de trouble. (M. Fabien Gay proteste.)

Il faut le dire, monsieur le ministre : un casseur n'est pas un manifestant ; c'est un délinquant, qui doit être traité comme tel. Il y va de la liberté de manifester dans notre pays, de la protection des Français et de celle des forces de l'ordre. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe UCI.)

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ26101016G
Ministère interrogé (source)
1096