question au Gouvernement
Mobilisation du 17 octobre 2026
- Ministère interrogé
- Premier ministre
- Rubrique
- Police et sécurité
La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)Les autres questions au Gouvernement →
En clair
Question au Gouvernement de Maryse Carrère, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.
La question
M. le président. La parole est à Mme Maryse Carrère, pour le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE.)
Mme Maryse Carrère. Monsieur le président, mes chers collègues, dimanche soir, le Président de la République a demandé à l'ensemble des partis politiques et des parlementaires de condamner les insupportables violences du 17 octobre dernier.
Faut-il le répéter encore et encore ? Je le redis : il n'y a pas un seul sénateur du groupe RDSE qui ne condamne ces violences. Au nom de mon groupe, je le proclame haut et fort : soutien à tous les blessés, soutien aux victimes des pillages, soutien aux forces de sécurité et aux sapeurs-pompiers, soutien aux élus locaux - dans un esprit de concorde, si cela n'est pas au-dessus des forces de certains partis.
Il ne faudrait pas, cependant, que ce soutien nous empêche d'être lucides : la solidarité dans l'immédiateté ne suffit pas.
Une question centrale doit nous occuper dès maintenant : comment en sommes-nous arrivés à cette situation ?
On peut blâmer les gouvernements des dix, vingt, trente dernières années. La réalité, c'est que pour pouvoir changer les choses, il faut commencer par admettre une responsabilité collective. Rien ne sert de se renvoyer la balle les uns aux autres : nous risquerions seulement de tous nous retrouver au fond de la cour.
Nous sommes face à l'échec de la promesse républicaine, qui ne représente plus rien aux yeux de notre jeunesse. Monsieur le Premier ministre, quelle question vous poser quand les événements de samedi dernier sont, au fond, le reflet d'une faillite sociale ? Je pourrais vous demander pourquoi l'État a perdu le contrôle de la situation dans les rues comme le ministre de l'intérieur l'a reconnu.
Réviser la doctrine du maintien de l'ordre est nécessaire, mais cela ne répondra pas à une profonde angoisse nationale. Si rien n'est tenté pour y parvenir, la France passera, dans quelques mois, du mauvais côté de l'Histoire.
Comment l'action publique a-t-elle perdu le contrôle de sa capacité à promettre aux jeunes générations un avenir fait d'égalité, de progrès et de solidarité ? Comment redonner confiance dans l'idéal républicain que nous sommes si nombreux à partager ici ? (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE. - MM. Rachid Temal, Sébastien Fagnen et Michaël Weber, ainsi que Mmes Audrey Linkenheld et Amel Gacquerre, applaudissent également.)
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ26101012G
- Ministère interrogé (source)
- 1095