question au Gouvernement
Violences urbaines
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En clair
Question au Gouvernement de Renaud Muselier, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.
La question
M. le président. La parole est à M. Renaud Muselier, pour le groupe Union Centriste et Indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe UCI.)
M. Renaud Muselier. Monsieur le ministre de l'intérieur, Marseille saccagée, Marseille pillée ; les centres-villes dévastés, les commerçants ruinés, les mouvements lycéens dévoyés, des policiers blessés par centaines - et je veux ici rendre un hommage vibrant à leur courage, leur abnégation et leur professionnalisme (Applaudissements sur les travées du groupe UCI, ainsi que sur des travées des groupes Les Républicains et INDEP.) -, la mairie de Limoges brûlée : en réalité, c'est la France qui a été humiliée.
Alors, oui, je suis en colère. Oui, nous avons mal, collectivement. Oui, nous sommes sous le choc, mais nous ne sommes pas abattus.
Il faut mettre les bons mots sur les maux et poser le juste diagnostic : jeter une cheminée depuis un toit sur les forces de l'ordre, c'est une tentative d'homicide, pas un fait divers. (Bravo ! et applaudissements sur des travées du groupe UCI, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains.) Se faire arrêter lors d'un pillage, ce n'est pas une violence policière : c'est un flagrant délit.
Certains souhaitaient la convergence des luttes ; ils ont eu la convergence des brutes : Black Blocs, casseurs, émeutiers, pilleurs par opportunité ou structurés, « chouffeurs » des cités - le tout avec l'aide des réseaux sociaux. Et voilà le résultat.
Ces hordes ont attaqué de façon systématique et volontaire les symboles de la République, ensemble et au même moment, partout en France. Puis elles ont dévasté les commerces avant de s'en prendre maintenant aux villas ou aux biens privés.
Ces individus n'ont pas peur, bien au contraire. Ils sont stimulés et dopés par leur force apparente et leur impunité constante. Pour eux, s'en prendre aux forces de l'ordre est devenu une banalité, voire un jeu, dont la règle est simple : « Ce qui est à toi doit être à moi, et le plus vite possible. »
Ils recommenceront demain, comme ils l'ont déjà fait en 2023, puis à chaque 14 juillet et chaque 31 décembre.
Plus jamais ça - c'est une évidence. Mais aujourd'hui, la question est simple et pragmatique : que peut-on dire aux commerçants ? Peuvent-ils ouvrir samedi ? Quelles consignes leur donner pour le 5 novembre ? Que leur répondre ?
Monsieur le ministre, sécurisez les centres-villes, vous rassurerez les Français ! Les prochaines manifs arrivent, les défenses s'organisent, les armes sont sorties - elles sont prêtes. (M. Daniel Salmon proteste.)
M. le président. Il faut conclure.
M. Renaud Muselier. Évitez les homicides par légitime défense. Préservons-nous de la loi du plus fort. (Applaudissements sur les travées du groupe UCI.)
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ26101010G
- Ministère interrogé (source)
- 1096