question au Gouvernement
Réponses du Gouvernement au mouvement lycéen et social
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En clair
Question au Gouvernement de Guy Benarroche, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.
La question
M. le président. La parole est à M. Guy Benarroche, pour le groupe Écologiste - Solidarité et Territoires. (Applaudissements sur les travées du groupe GEST.)
M. Guy Benarroche. Monsieur le ministre, nous, écologistes, condamnons fermement toutes les violences. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Depuis des semaines, des lycéens, des étudiants et des jeunes se mobilisent pour faire entendre leurs revendications. Le Gouvernement ne les écoute pas.
Cette situation est symptomatique de ces dix années de macronie, marquées par un fossé grandissant entre les citoyens et un pouvoir qui ne prend pas en compte leur colère et leurs inquiétudes.
Nos citoyens les ont longtemps exprimées par les voies démocratiques, des cahiers de doléances des « gilets jaunes » aux mobilisations contre la réforme des retraites, jusqu'au verdict des urnes lors des élections législatives de 2024. En vain !
Lorsque les revendications sont ignorées, voire balayées volontairement, on prend le risque de voir la défiance s'installer, les tensions s'exacerber, la violence s'imposer. C'est au regard de ce contexte qu'il faut appréhender les événements de samedi.
Quelle histoire est racontée par le Gouvernement et certains médias ?
À Marseille, le préfet - votre préfet - affirme que les gens ne sont pas venus manifester, qu'il n'y avait aucune pancarte et que la seule revendication était le pillage. Pour avoir été présent, je puis dire que ce que j'ai observé ne correspond en rien à cette présentation des choses.
Les déclarations du maire de Marseille interrogent aussi la stratégie du ministère de l'intérieur. Lorsqu'il dénonce une forme de « laisser-faire » dans la gestion des événements, on peut se demander quelle stratégie le Gouvernement a réellement mise en oeuvre. Comment expliquer que l'on puisse, d'un côté, jouer le pourrissement et, de l'autre, résumer la mobilisation à la seule présence des émeutiers ?
Nous demandons de la clarté sur les choix engagés, les consignes données et les responsabilités. Nous faisons face à une instrumentalisation politicienne des événements, parce que vous avez failli dans la réponse aux revendications et parce que vous avez failli dans la réponse aux violences. (Murmures de désapprobation sur les travées du groupe Les Républicains.)
En Italie, en Belgique et dans d'autres pays européens, nous assistons à un réveil de la jeunesse européenne. Pourtant, c'est bien dans notre pays que les violences et la réponse à ces dernières par le Gouvernement sont mises en cause !
Monsieur le ministre, vous tentez de faire croire qu'il y aurait, d'un côté, les défenseurs de l'ordre et, de l'autre, ceux du désordre. Or notre démocratie ne saurait se satisfaire de votre caricature.
M. le président. Il faut conclure.
M. Guy Benarroche. Quand allez-vous enfin répondre à notre jeunesse ? (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe GEST. - M. Gabriel Amard applaudit également.)
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ26101008G
- Ministère interrogé (source)
- 1096