En attente de réponse

question écrite

Potentiel de la filière de stockage du dioxyde de carbone en France

Aymeric Durox NI · Sénat · 17e législature · n° 9958

Ministère interrogé
Industrie
Attribuée à
Porte-parole du Gouvernement et Énergie
Rubrique
Énergie

En clair

Question écrite d'Aymeric Durox, publiée au Journal officiel le 10 sept. 2026. Aucune réponse publiée après 56 jours.

La question

M. Aymeric Durox interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'industrie sur le communiqué de presse publié par l'Agence de la transition écologique (ADEME) le 27 août 2026 : « Capture et stockage du CO2 : accompagner une dynamique nouvelle au potentiel encore à affiner ». En effet, l'agence émet une position peu enthousiaste sur le potentiel de cette filière.
Elle estime d'une part que les technologies de capture et stockage du dioxyde de carbone (CO2) (CCS) restent coûteuses, supérieures à 200 euros/t CO2 après analyse sur les principaux émetteurs actuels en France, et à mettre au regard du coût des alternatives et du prix des quotas d'émissions sur le marché réglementaire européen de 70 euros/t CO2 à début 2026.
Elle estime d'autre part que les premières chaînes CCS devraient être transfrontalières afin d'utiliser des sites de stockage déjà existants ou en développement.
Elle constate que si une action de décarbonation coûte moins chère que le prix des quotas, alors un industriel a intérêt à investir dans cette action. Ce n'est pas le cas pour l'instant pour le CCS, sans aide publique. Malgré une dynamique qui s'accélère, le potentiel de ces technologies reste à confirmer au vu des fortes contraintes de déploiement qui persistent encore aujourd'hui.
L'ADEME conclut même qu'il s'agit d'une filière pour laquelle les freins au déploiement restent nombreux, avec un potentiel encore à confirmer.
Pourtant, le communiqué révèle que 4 projets CCS sont lauréats de l'appel d'offres « Grands Projets Industriels de Décarbonation 2024 », qui devraient permettre de stocker, à terme, de l'ordre de 3,36 Mt CO2/an au total.

Il souhaiterait se voir communiquer la liste des 4 sites identifiés et interroge le Gouvernement sur la politique qu'il compte conduire sur la filière du stockage de CO2.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ260909958
Ministère interrogé (source)
1087