question écrite
Diminution des prestations des organismes de prévoyance à la suite de la revalorisation des pensions d'invalidité
- Ministère interrogé
- Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes
- Réponse du ministère
- Autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite d'Hervé Maurey, publiée au Journal officiel le 3 oct. 2024. Réponse publiée le 18 déc. 2025, 441 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 441 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Hervé Maurey attire l'attention de M. le ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes sur les diminutions des prestations des organismes de prévoyance à la suite de la revalorisation des pensions d'invalidité.
Les bénéficiaires de pensions d'invalidité font part de leur mécontentement à la suite des diminutions des montants des compléments versés par les organismes de prévoyance aux bénéficiaires de pensions ou de rentes d'invalidité, concomitamment à leur revalorisation notamment en répercussion de l'inflation.
Ces baisses auraient comme conséquences de maintenir au même niveau la rémunération perçue par leur bénéficiaire, voire même leur diminution après impôt pour certains d'entre eux, ce qui va à l'encontre de l'objectif poursuivi à travers ces revalorisations.
Ces personnes regrettent ces pratiques et estiment que ces revalorisations - qui constituent de l'argent public - bénéficient en réalité aux organismes de prévoyance.
Aussi, il lui demande si le Gouvernement a identifié ces pratiques et les suites qu'il compte y donner.
La réponse
Il convient de rappeler que les rentes complémentaires d'invalidité relèvent de la liberté contractuelle. Leur montant, leur mode de calcul et leurs conditions de revalorisation sont définis par les stipulations du contrat souscrit, souvent en lien avec les accords de branche ou d'entreprise. Il appartient donc aux partenaires sociaux et aux souscripteurs de négocier ces modalités avec les organismes assureurs. Par ailleurs, il est courant de relever que de nombreux organismes complémentaires définissent contractuellement leur engagement au regard d'un pourcentage du salaire de référence de l'assuré et de façon différentielle par rapport aux prestations de sécurité sociale, c'est-à-dire sous déduction de ces dernières. En cas d'augmentation du versement de la sécurité sociale, et dès lors que le montant de salaire de référence ne change pas, l'organisme complémentaire diminuera alors mécaniquement et à due concurrence son versement.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241000969
- Ministère interrogé (source)
- 980