En attente de réponse

question écrite

Situation de la gynécologie médicale

Jérôme Darras SER · Sénat · 17e législature · n° 8810

Ministère interrogé
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Rubrique
Questions sociales et santé

En clair

Question écrite de Jérôme Darras, publiée au Journal officiel le 14 mai 2026. Aucune réponse publiée après 175 jours.

La question

M. Jérôme Darras attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la situation de la gynécologie médicale en France.

En effet, le nombre de postes d'internes attribués à la spécialité de gynécologie médicale est en diminution ces dernières années. Ainsi, de 91 postes attribués à la rentrée 2023, ce nombre est passé à 79 en 2024 et a été stabilisé à 80 en 2025, malgré les promesses d'augmentation faites à la profession.

Cette évolution suscite de vives inquiétudes parmi les professionnels de santé, d'autant qu'elle s'inscrit dans un contexte de forte dégradation de la démographie médicale dans cette spécialité. Ainsi, alors que l'on comptait encore 1 945 gynécologues médicaux en exercice en 2007, ils n'étaient plus que 867 en 2025 pour près de 34 millions de femmes concernées, soit une baisse de 55,5 % de l'effectif total.

Cette situation s'accompagne de fortes inégalités territoriales et engendre des difficultés croissantes d'accès aux soins, avec des délais de consultation allongés.

Ceci peut avoir des conséquences graves en matière de santé publique : retard de diagnostic, insuffisance de suivi après des pathologies lourdes ou renoncement aux soins.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle entend mettre en oeuvre afin de renforcer durablement les effectifs de gynécologues médicaux et de garantir à toutes les patientes un accès équitable à cette spécialité sur l'ensemble du territoire.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ260508810
Ministère interrogé (source)
1072