Caduque Retirée (fin de mandat)
question écrite
Inquiétude sur l'application INCLUSCOL pour l'aménagement des examens
- Ministère interrogé
- Autonomie et personnes handicapées
- Attribuée à
- Éducation nationale
- Rubrique
- Éducation
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En clair
Question écrite de Laurence Harribey, publiée au Journal officiel le 16 avr. 2026. Close sans réponse le 1er oct. 2026 : « Retirée (fin de mandat) ».
La question
Mme Laurence Harribey attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée de l'autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences des nouvelles modalités d'aménagement des examens des élèves présentant des troubles du neurodéveloppement.
Le cadre législatif, en vigueur depuis 2006, garantit aux élèves en situation de handicap des évaluations adaptées afin de rétablir une équité nécessaire entre les candidats. Ce principe fondamental d'école inclusive a été rappelé par la Défenseure des droits, qui souligne que tout manquement à ces aménagements constitue une discrimination caractérisée dans le parcours scolaire. Il convient de noter que pour les élèves touchés par des troubles cognitifs spécifiques (dits « DYS»), la compensation de ces troubles par des aides humaines ou techniques est la condition sine qua non de la validation de leurs compétences.
À rebours de ces engagements, le déploiement de l'application numérique « INCLUSCOL », conçue sans concertation préalable avec les instances représentatives, modifie profondément l'accès à ces droits. Désormais, le chef d'établissement devient le seul décideur des aménagements, s'appuyant sur des guides de gestion locaux qui privilégient une approche par « troubles » plutôt que par « besoins ». Des témoignages font ainsi état de refus d'aménagements essentiels, comme la réduction du nombre de textes à l'oral de français, au motif restrictif de l'absence de troubles de la mémorisation avérés.
Or, cette gestion administrative rigide remet en cause le principe d'égalité des chances et prend au dépourvu des familles désormais exclues du processus de demande. Outre l'inégalité créée par ladite procédure, l'obligation de fournir des documents médicaux confidentiels à des personnels de direction non formés questionne. Cela affaiblit la promesse d'une école réellement inclusive que le Gouvernement entend pourtant promouvoir.
Elle demande donc au Gouvernement quelles mesures il entend mettre en place afin de garantir un accès équitable et simplifié aux aménagements d'examens. Elle lui demande de reconsidérer la place des familles dans le dispositif INCLUSCOL et d'assurer que les guides académiques respectent strictement le droit à la compensation sans ajouter de conditions restrictives.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ260408398
- Ministère interrogé (source)
- 1107