question écrite
Dépôts abusifs de dossiers d'autorisation d'urbanisme
- Ministère interrogé
- Ruralité, commerce et artisanat
- Rubrique
- Logement et urbanisme
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En clair
Question écrite de Gilbert Bouchet, publiée au Journal officiel le 3 oct. 2024. Réponse publiée le 28 nov. 2024, 56 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 56 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Gilbert Bouchet attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l'artisanat sur les dépôts abusifs de dossiers d'autorisation d'urbanisme.
En effet, la multiplication de demandes pour un même propriétaire impacte les services des petites mairies et génère des coûts importants. Aujourd'hui, à titre d'exemple, pour une commune comme Rochegude, dans le département de la Drôme, le seul coût d'instruction de ces dossiers s'élève à près de 30 000 euros de budget par an, contre 11 000 euros en 2016.
Aussi, face à ces abus, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour alléger ce poids pour les petites communes.
La réponse
Dans les communes qui se sont dotées d'un document d'urbanisme, le maire est l'autorité compétente de droit commun pour délivrer les autorisations d'urbanisme. Cette compétence peut représenter un coût élevé pour les communes en particulier les communes de petites tailles. Afin de limiter le coût de cette activité, plusieurs outils sont à la disposition des collectivités. Les communes de moins de 10 000 habitants et ne faisant pas partie d'un EPCI de plus de 10 000 habitants peuvent bénéficier d'une mise à disposition des services de l'Etat pour l'étude des demandes d'autorisation d'urbanisme. Par ailleurs, conformément à l'article R.423-15 du code de l'urbanisme, les communes peuvent confier l'instruction de ces demandes à des centres instructeurs à l'échelle intercommunale (EPCI, syndicat mixte, agence départementale) afin de limiter les coûts afférents. Enfin et sur le fond, il n'apparaît pas possible, en l'état, de limiter les demandes des particuliers qui relèvent, in fine, de l'exercice de leur droit de propriété.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241000828
- Ministère interrogé (source)
- 993