Réponse publiée

question écrite

Rattachement des enseignants AEFE exerçant à Djibouti à l'Institut régional de formation de Johannesburg

Sophie Briante Guillemont RDSE · Sénat · 17e législature · n° 7902

Ministère interrogé
Europe et affaires étrangères
Rubrique
Affaires étrangères et coopération

En clair

Question écrite de Sophie Briante Guillemont, publiée au Journal officiel le 5 mars 2026. Réponse publiée le 4 juin 2026, 91 jours plus tard.

Délai de réponse
91 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le rattachement des personnels enseignants du réseau des établissements de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) à Djibouti à l'Institut régional de formation (IRF) de Johannesburg.
Les enseignants exerçant à Djibouti relèvent actuellement de l'Institut régional de formation (IRF) de Johannesburg. Or, ce rattachement apparaît peu cohérent au regard de la situation géographique de Djibouti, de ses liaisons aériennes, de son environnement régional et de ses partenariats naturels avec la zone Moyen-Orient-Corne de l'Afrique.
Ce choix d'organisation entraîne en pratique des contraintes importantes pour les personnels concernés, notamment en matière de déplacements pour les formations, de coûts, de temps de trajet et de conditions d'accès aux dispositifs de formation continue. En outre, les personnels de nationalité djiboutienne sont contraints, pour participer aux formations organisées à Johannesburg, de se rendre en amont en Addis-Abeba afin d'y effectuer les démarches de visa, ce qui implique un départ anticipé d'environ une semaine et engendre un surcoût significatif pour les établissements. À l'inverse, un rattachement à un pôle régional situé à Abu Dhabi apparaîtrait plus logique, plus accessible et plus efficient pour les équipes éducatives de Djibouti.
Dans ce contexte, elle lui demande si une réflexion est actuellement engagée sur une éventuelle évolution du rattachement des enseignants à Djibouti vers un Institut régional de formation plus proche et mieux adapté aux réalités locales, et quels sont les critères retenus par le ministère et par l'AEFE pour définir l'organisation territoriale des IRF et le rattachement des établissements à l'étranger.

La réponse

Le rattachement des deux établissements de Djibouti à la zone Afrique australe et orientale, et par conséquent à l'institut régional de formation (IRF) de Johannesburg, répond avant tout à une logique de réseau : cohérence régionale avec l'Afrique de l'Est, problématiques pédagogiques proches, enjeux communs comme les questions centrales de la professionnalisation des personnels et de l'attractivité. Ces problématiques sont au coeur du plan régional de formation de l'IRF de la zone Afrique australe et orientale. Si le rattachement des établissements de Djibouti à l'IRF d'Abu Dhabi pouvait éventuellement simplifier les déplacements des personnels et les démarches d'obtention de visa, il risquerait d'avoir pour conséquence de priver les équipes d'une offre de formation adaptée à un contexte qu'elles partagent avec les autres établissements de la zone Afrique australe et orientale, ce qui serait préjudiciable aux personnels et in fine aux élèves. Par ailleurs, plusieurs pistes de réflexion sont actuellement engagées et plusieurs décisions ont déjà été prises par l'AEFE pour permettre à tout le personnel des établissements de Djibouti de pouvoir participer à l'IRF de Johannesburg au plan de formation de la zone Afrique australe et orientale : redéploiement de postes d'enseignants formateurs du second degré en dehors de l'IRF (le poste de mathématiques a ainsi été déplacé à Nairobi à la rentrée 2025 et celui d'anglais à la rentrée 2026) ; organisation de formations dans d'autres établissements de la zone ; déploiement de formations inter-établissements (qui s'ajoutent aux formations en établissements) ; nouvelle organisation des déplacements des personnels de nationalité djiboutienne vers Johannesburg décidée au conseil des affaires administratives et financières (CAAF) de février 2026, les dispensant désormais de rester 10 jours à Addis-Abeba pour l'obtention de leur visa. Enfin, l'Agence reste mobilisée afin de trouver rapidement des solutions pour faciliter les déplacements des personnels de la zone et permettre à l'ensemble de participer au plan de formation régional.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ260307902
Ministère interrogé (source)
1070