Caduque Retirée (fin de mandat)
question écrite
Difficultés croissantes rencontrées par les étudiants en institut de formation en soins infirmiers et hausse préoccupante des abandons de formation
- Ministère interrogé
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite de Chantal Deseyne, publiée au Journal officiel le 26 févr. 2026. Close sans réponse le 1er oct. 2026 : « Retirée (fin de mandat) ».
La question
Mme Chantal Deseyne appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés croissantes rencontrées par les étudiants inscrits en institut de formation en soins infirmiers (IFSI), et sur l'augmentation significative du taux d'abandon et d'échec au cours des trois années de formation conduisant au diplôme d'État d'infirmier.
Depuis la mise en place de la plateforme Parcoursup, la sélection des candidats repose sur l'examen du dossier scolaire, des appréciations, des expériences professionnelles et de la lettre de motivation. Si cette procédure favorise une diversification des parcours - baccalauréats généraux, technologiques, professionnels, reconversions -, elle révèle également des écarts de niveau parfois importants à l'entrée en formation.
Plusieurs équipes pédagogiques constatent l'existence d'un véritable « palier » entre les exigences du lycée et celles de la formation infirmière. Malgré l'engagement constant des équipes pédagogiques et la mise en place d'accompagnements individualisés (méthodologie, tutorat, dispositifs adaptés aux troubles spécifiques des apprentissages), les instituts observent depuis plusieurs années une augmentation des redoublements et des triplements, avec un allongement significatif de la durée des parcours. Des parcours s'étendent désormais sur quatre, cinq, voire six ans. Sans compter la perte d'effectifs entre la première et la troisième année atteindrait aujourd'hui près de 50 % dans certains territoires, alors qu'elle était estimée à 5 % il y a trente ans et à 10 % il y a vingt ans.
Dans un contexte de tension structurelle sur les effectifs infirmiers et de nécessité de renforcer l'attractivité et la qualité des formations paramédicales, cette situation interroge tant sur les modalités d'orientation et de sélection que sur l'adéquation entre les attendus académiques, les moyens alloués aux instituts et les profils des candidats.
Aussi, elle aimerait savoir si le Gouvernement dispose de données nationales consolidées sur les taux d'abandon, de redoublement et de diplomation en IFSI sur les dix dernières années, et si des mesures sont envisagées pour mieux accompagner la transition entre le lycée et l'enseignement supérieur paramédical.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ260207799
- Ministère interrogé (source)
- 1072