Réponse publiée

question écrite

Carences des contrôles déontologiques dans la fonction publique hospitalière

Hervé Maurey UCI · Sénat · 17e législature · n° 5927

Ministère interrogé
Santé et accès aux soins
Rubrique
Questions sociales et santé

En clair

Question écrite d'Hervé Maurey, publiée au Journal officiel le 31 juil. 2025. Réponse publiée le 11 sept. 2025, 42 jours plus tard.

Délai de réponse
42 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

M. Hervé Maurey rappelle à M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins les termes de sa question n° 04880 sous le titre « Carences des contrôles déontologiques dans la fonction publique hospitalière », qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

La réponse

Le Gouvernement partage pleinement l'exigence de probité et de prévention des conflits d'intérêts dans les établissements de santé et rappelle que des évolutions substantielles du cadre normatif ont déjà été engagées. La loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a ainsi confié à la haute autorité pour la transparence de la vie publique l'examen des mobilités les plus sensibles, tout en maintenant un contrôle interne exercé par les employeurs publics pour les autres situations. Cette architecture a été précisée par le décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020, qui impose un contrôle préalable à la nomination pour certains emplois lorsque le candidat a exercé des fonctions dans le secteur privé au cours des trois années précédentes, la liste de ces emplois étant fixée par arrêté. Depuis 2020, un réseau national de référents déontologues, y compris dans la fonction publique hospitalière, a été constitué afin de conseiller les agents, émettre des avis circonstanciés et instruire les contrôles internes liés aux mobilités professionnelles. Cette structuration s'accompagne de modules de formation dédiés à l'éthique et à la prévention des conflits d'intérêts, destinés aux directeurs d'hôpitaux, aux praticiens hospitaliers et aux cadres dirigeants. Si la Cour des Comptes relève qu'en 2024 seuls 30 % des établissements interrogés avaient formellement désigné un référent déontologue, il convient de souligner que cette désignation tend désormais à se généraliser, sous l'impulsion des agences régionales de santé et avec un suivi national assuré par le ministère. Les établissements ont en outre reçu l'instruction de formaliser des procédures écrites de contrôle préalable pour les emplois les plus exposés, afin de garantir la traçabilité et l'homogénéité des pratiques.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 6 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ250705927
Ministère interrogé (source)
1027