question écrite
Prime à l'arrachage et risque d'incendie
- Ministère interrogé
- Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt
- Réponse du ministère
- Agriculture et souveraineté alimentaire
- Rubrique
- Agriculture et pêche
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En clair
Question écrite de Lauriane Josende, publiée au Journal officiel le 3 oct. 2024. Réponse publiée le 6 mars 2025, 154 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 154 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
Mme Lauriane Josende attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences de la prime à l'arrachage des vignes dans les départements à fort risque incendie, notamment les Pyrénées-Orientales.
Le dispositif d'aide à l'arrachage, prévu à partir d'octobre 2024, pourrait conduire à l'abandon de nombreuses parcelles viticoles, lesquelles jouent actuellement un rôle crucial en tant que pare-feu naturel. En effet, les vignes, de par leur structure et leur entretien, permettent de freiner la propagation des incendies en créant des ruptures dans la continuité de la végétation. Leur disparition risque de transformer ces surfaces en friches, augmentant ainsi la quantité de végétation sèche et inflammable, et par conséquent, le risque d'incendie.
Cette situation serait particulièrement préoccupante dans un département comme les Pyrénées-Orientales, où les conditions climatiques entraînent chaque année de plus en plus d'incendies sur ce territoire.
Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre pour éviter que la mise en place de cette prime ne se traduise par une aggravation du risque incendie, et si des dispositifs de gestion ou de reconversion des terres arrachées seront prévus pour limiter ces risques.
La réponse
Face aux difficulté d'une partie de la filière viticole et à sa demande, le Gouvernement, avec l'autorisation de la commission, a notamment mis en oeuvre une mesure d'arrachage définitif des vignes, afin d'aider à résorber le déséquilibre structurel entre offre et demande. Les demandes d'aide à la clôture du guichet en novembre 2024 indiquent que la superficie de vignes que les opérateurs des Pyrénées-Orientales souhaiteraient arracher les placent en cinquième position au niveau national sachant que le dispositif a mobilisé 110 millions d'euros d'aides. Les opérations d'arrachage seront réalisées au premier semestre 2025, pour réduire le potentiel de production avant la prochaine campagne viticole. Dans le cadre de l'aide à l'arrachage définitif, la vocation agricole des parcelles de vigne arrachée demeure, et il est ainsi possible d'y implanter une autre culture. Le plan mediterranée lancé à l'automne peut être mobilisé, sachant que les Pyrénées-Orientales y sont éligibles. Les opérateurs peuvent également se rapprocher du conseil régional afin d'examiner dans quelle mesure le plan stratégique régional pourrait contribuer à une reconversion des cultures sur ces terres, voire plus directement à une mesure de prévention des risques d'incendies.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241000587
- Ministère interrogé (source)
- 982