En attente de réponse

question écrite

Conséquences du projet gouvernemental de plafonnement des remises accordées aux pharmacies d'officine sur les médicaments génériques

François Bonhomme Les Républicains · Sénat · 17e législature · n° 5497

Ministère interrogé
Travail, santé, solidarités et familles
Attribuée à
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Rubrique
Sécurité sociale

En clair

Question écrite de François Bonhomme, publiée au Journal officiel le 10 juil. 2025. Aucune réponse publiée après 483 jours.

La question

M. François Bonhomme attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences économiques et sanitaires du projet de plafonnement des remises accordées aux pharmacies d'officine sur les médicaments génériques.
Dans le cadre de mesures de réduction des dépenses de santé, le Gouvernement prévoit de ramener de 40 % à 20-25 % (et à 15 % pour les biosimilaires) le plafond des remises commerciales accordées par les laboratoires pharmaceutiques aux officines. Cette disposition, qui s'inscrit dans un plan visant à générer 500 à 600 millions d'euros d'économies, suscite une vive inquiétude au sein de la profession. Ainsi, les différents syndicats de pharmaciens chiffrent à quelque 800 millions d'euros la perte de revenus annuels pour leur secteur. Ils estiment que la viabilité de nombreuses officines, notamment dans les territoires ruraux, pourrait être remise en cause. D'après leurs estimations, des milliers d'emplois et de pharmacies seraient menacés ce qui remettrait en cause l'accès aux soins de proximité déjà mis à mal dans les déserts médicaux. Par ailleurs, cette mesure interviendrait dans un contexte déjà tendu. En effet, la marge brute du secteur a progressé de seulement 0,93 % en 2024, alors que l'inflation a dépassé les 2 %. Les pharmacies font également face à des tensions d'approvisionnement persistantes, avec des pénuries touchant des médicaments essentiels comme certains antibiotiques ou psychotropes. Enfin, au-delà de l'impact économique, une importante diminution du nombre d'officines risquerait d'entraîner une diminution des missions de santé publique assurées par les pharmacies (vaccination, dépistage, accompagnement), au détriment de la population.
Il lui demande donc que le Gouvernement accepte de réévaluer cette mesure afin de préserver l'équilibre économique, le maillage du réseau officinal et d'assurer la continuité des soins sur l'ensemble du territoire.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ250705497
Ministère interrogé (source)
1011