question écrite
Réingénierie de la formation des psychomotriciens
- Ministère interrogé
- Santé et accès aux soins
- Réponse du ministère
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite de Marie-Do Aeschlimann, publiée au Journal officiel le 22 mai 2025. Réponse publiée le 7 mai 2026, 350 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 350 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
Mme Marie-Do Aeschlimann attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins sur la nécessité de relancer les travaux de réingénierie de la formation des psychomotriciens.
Les psychomotriciens sont des professionnels de santé spécialisés dans l'évaluation et l'accompagnement des interactions entre la motricité, la sensorialité, la cognition et le psychisme.
Engagée depuis 2008 dans le cadre de la réforme européenne LMD (Licence-Master-Doctorat), la réingénierie des formations paramédicales a pour objectif d'adapter les cursus aux besoins du système de soins et aux standards européens. Alors que toutes les autres professions de rééducation ont achevé cette réforme, voire entamé une seconde vague, celle des psychomotriciens est suspendue depuis novembre 2011, alors même que leur rôle ne cesse de croître dans les politiques publiques de santé, notamment en matière de prévention, d'accompagnement du développement de l'enfant, de santé mentale ou encore de soutien aux personnes âgées.
Cette situation est paradoxale, alors même que les psychomotriciens jouent un rôle croissant dans les grandes priorités de santé publique : plan Alzheimer, plan Autisme ou stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement. Ils sont également au coeur de la politique de repérage et de dépistage des troubles du neurodéveloppement via les plateformes de coordination et d'orientation et le dispositif du « forfait précoce », déployé à l'échelle nationale.
Pourtant, la formation actuelle, limitée à trois années, n'est plus adaptée aux exigences du métier, tant sur le plan pédagogique que sur celui de la responsabilité professionnelle et de l'autonomie attendue. La profession souffre d'un manque de reconnaissance académique et institutionnelle, qui freine également son accès à la recherche, pourtant essentielle à l'évolution des pratiques et à l'évaluation des interventions.
La Fédération française des psychomotriciens plaide pour une reprise urgente des travaux de réingénierie et pour une évolution de la formation vers un cursus en cinq années, assorti du grade de master. Cette adaptation permettrait d'aligner la formation sur les réalités du terrain, de renforcer la qualité et la continuité des parcours de soins, et d'assurer une universitarisation réussie et équilibrée, à la hauteur des attentes des pouvoirs publics.
Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de reprendre les travaux de réingénierie du diplôme d'État de psychomotricien, et selon quel calendrier cette réforme pourrait être engagée, afin de garantir à cette profession les moyens de répondre pleinement aux enjeux de santé publique actuels.
La réponse
Le métier de psychomotricien a considérablement évolué, ces professionnels étant mobilisés à tout âge de la vie, pour la prise en charge de pathologies diverses telles que les troubles du neurodéveloppement ou encore les maladies neurodégénératives. Le ministère chargé de la santé est pleinement conscient du rôle essentiel des psychomotriciens dans le système de santé et de l'évolution de leurs missions. Ils sont notamment mobilisés dans la mise en oeuvre de différents plans ministériels (stratégie nationale autisme, 1 000 premiers jours de l'enfant…) et au travers de la prise en charge des soins de suite et de réadaptation des patients post-Covid. Des travaux ont démarré en ce début d'année 2026 pour mettre à jour les compétences puis la formation des psychomotriciens en cohérence avec celle des ergothérapeutes et d'autres professions de santé dans le but de favoriser les synergies entre les professions et de favoriser la lisibilité du système de santé pour les patients.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ250504740
- Ministère interrogé (source)
- 1027