Réponse publiée

question écrite

Situation au Kenya

Marianne Margaté CRCE-K · Sénat · 17e législature · n° 4438

Ministère interrogé
Europe et affaires étrangères
Rubrique
Affaires étrangères et coopération

En clair

Question écrite de Marianne Margaté, publiée au Journal officiel le 1er mai 2025. Réponse publiée le 29 mai 2025, 28 jours plus tard.

Délai de réponse
28 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

Mme Marianne Margaté rappelle à M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères les termes de sa question n° 02953 sous le titre « Situation au Kenya », qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

La réponse

Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères suit de près la réponse apportée par les autorités kenyanes aux mouvements sociaux dans le pays. Le président William Ruto a répondu aux manifestations de juin et juillet 2024 en annulant le projet de loi des finances qui était contesté et en reconnaissant que des « actions excessives et extrajudiciaires de la part des membres des services de sécurité » s'étaient produites. La France encourage les autorités kenyanes à prévenir les disparitions forcées, les détentions arbitraires et la torture via la ratification des textes internationaux s'y rapportant, l'application effective de la législation nationale correspondante et la mise en cohérence des pratiques policières avec les standards internationaux les plus élevés. Nous porterons ce message en particulier dans le cadre de la 49e session de l'Examen périodique universel du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, durant laquelle la situation au Kenya sera examinée. Le Kenya est l'un des pays les plus dynamiques d'Afrique de l'Est. Il dispose d'une société civile innovante et engagée, avec laquelle nous avons développé des coopérations dans un grand nombre de domaines, tels que la protection de l'environnement, la création culturelle ou le sport. La France entretient un dialogue nourri et régulier avec cette société civile. Le sommet Afrique-France de Nairobi, qui sera co-organisé par la France et le Kenya, aura pour ambition de mettre en valeur le rôle de l'Afrique sur les enjeux globaux et les solutions portées par les pays africains avec le soutien de ses partenaires, notamment la France. Il traitera du rehaussement de la place de l'Afrique dans la gouvernance financière internationale et des solutions pour lui permettre de financer son émergence. Le développement de partenariats sur la transition énergétique, le développement des chaînes de valeur de l'industrie des minerais critiques et l'entrepreneuriat seront aussi à l'agenda du Sommet. La société civile, notamment le secteur privé et les entrepreneurs, seront associés étroitement à ce Sommet.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ250504438
Ministère interrogé (source)
1016