Réponse publiée

question écrite

Défense de la filière française de production de l'échalote traditionnelle

Philippe Paul Les Républicains · Sénat · 17e législature · n° 3982

Ministère interrogé
Agriculture et souveraineté alimentaire
Rubrique
Agriculture et pêche

En clair

Question écrite de Philippe Paul, publiée au Journal officiel le 27 mars 2025. Réponse publiée le 1er mai 2025, 35 jours plus tard.

Délai de réponse
35 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

M. Philippe Paul rappelle à Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire les termes de sa question n° 00992 sous le titre « Défense de la filière française de production de l'échalote traditionnelle », qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.

La réponse

Un différend oppose depuis la fin des années 1990 les producteurs d'échalotes français et néerlandais sur la question de la distinction entre oignons et échalotes. Si ces deux groupes correspondent à des usages culinaires distincts et à une valorisation commerciale différente, ils appartiennent à une même espèce botanique. Historiquement, l'échalote était caractérisée par une reproduction végétative alors que l'oignon était reproduit par semences. Toutefois, des travaux de sélectionneurs néerlandais ont permis le développement de variétés d'échalote de semis, ce qui a entraîné une certaine ambiguïté dans la classification des groupes. Concernant spécifiquement la problématique des variétés Innovator et Davidor, une décision du 7 juin 2024 de la Commission européenne a précisé que les semences de ces variétés ne pouvaient plus être commercialisées, conduisant à l'arrêt de la production agricole. Ces deux variétés doivent faire l'objet d'un nouvel examen au champ pour l'inscription au catalogue, ce qui pourrait prendre deux ans. Il pourrait s'avérer que ces variétés soient classées in fine comme oignon et non comme échalote. Une décision de la Commission européenne de mars 2025 a par ailleurs précisé que ces variétés disposent d'un délai d'écoulement des semences jusqu'en juin 2026, en tant que semences d'échalote, pour l'ensemble du territoire européen. Il est essentiel de protéger les producteurs d'échalotes, mais également les consommateurs de toute tromperie sur l'origine des produits. Par ailleurs, le Gouvernement est particulièrement attaché à la défense des spécificités des échalotes traditionnelles. À ce titre, le ministère chargé de l'agriculture soutient la volonté de l'association « Collectif de l'échalote traditionnelle de Bretagne » de déposer une demande de reconnaissance de l'indication géographique protégée « Échalote de Bretagne », qui sera étudiée par les instances de l'institut national de l'origine et de la qualité (INAO).

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ250303982
Ministère interrogé (source)
1018