question écrite
Réponse à la question écrite n° 11554 sur la gestion des risques liés aux installations classées pour la protection de l'environnement dans le domaine industriel
- Ministère interrogé
- Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche
- Rubrique
- Environnement
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En clair
Question écrite d'Hervé Maurey, publiée au Journal officiel le 16 janv. 2025. Réponse publiée le 13 févr. 2025, 28 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 28 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Hervé Maurey rappelle à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche les termes de sa question n° 01069 sous le titre « Réponse à la question écrite n° 11554 sur la gestion des risques liés aux installations classées pour la protection de l'environnement dans le domaine industriel », qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour.
La réponse
La réglementation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement prévoit des sanctions administratives et pénales en cas de non-respect des règles applicables (installations en situation irrégulière, non-respect des prescriptions, défaut de cessation d'activités, etc.). À la suite d'une mise en demeure infructueuse, des sanctions administratives peuvent être prononcées, incluant l'amende, l'astreinte, la consignation, l'exécution des travaux d'office, la suspension temporaire, ainsi que la fermeture ou suppression des installations, ou encore la publication de la sanction. En 2023, parmi les 3 677 mises en demeure émises, 674 arrêtés préfectoraux ont prescrit des sanctions administratives, dont 272 astreintes, 161 amendes, 80 consignations, 75 suspensions, 63 fermetures et 13 exécutions d'office. Parallèlement, des sanctions pénales, allant de la contravention au délit, peuvent être appliquées. Elles peuvent être multipliées par cinq en cas de personne morale. Certaines infractions environnementales peuvent même entraîner des amendes décuplées en fonction de l'avantage tiré de l'infraction. Ces mesures ont un double objectif : sanctionner l'exploitant d'une installation classée et le contraindre à se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur. Sur le volet administratif, la loi du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte a durci le régime des sanctions administratives en introduisant la possibilité de prononcer une amende à l'encontre de l'exploitant d'une installation sans titre, avant même la mise en demeure prévue par l'article L. 171-7 du code de l'environnement. De plus, à la faveur de l'examen du texte au Sénat, les montants des amendes et des astreintes, mentionnés aux articles L. 171-7 et L. 171-8, ont été multipliés par trois. Sur le volet pénal, afin de renforcer l'efficacité du traitement des atteintes environnementales, la loi n° 2020-1672 du 24 décembre 2020 a créé, les pôles régionaux de l'environnement (PRE), qui constituent des pôles spécialisés en environnement au sein des parquets. Aujourd'hui, le constat d'une plus grande judiciarisation des atteintes à l'environnement implique de renforcer la coopération et la coordination entre l'autorité judiciaire et l'inspection de l'environnement. Dans cette perspective, le décret n° 2023-876 du 13 septembre 2023 a créé les comités opérationnels de lutte contre la délinquance environnementale (« COLDEN ») qui ont pour vocation de faciliter la coordination des acteurs locaux ou encore de faire un point approfondi sur l'avancée des affaires en cours.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ250102835
- Ministère interrogé (source)
- 1017