question écrite
Avenir des structures ASALEE
- Ministère interrogé
- Santé et accès aux soins
- Attribuée à
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)Les autres questions écrites →
En clair
Question écrite de Dominique Vérien, publiée au Journal officiel le 31 oct. 2024. Aucune réponse publiée après 735 jours.
La question
Mme Dominique Vérien attire l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur la situation des infirmières intégrées au dispositif d' « action de santé libérale en équipe », dit ASALEE.
Ce dispositif, incluant médecins et infirmiers, existe depuis 20 ans et a pour objectif d'améliorer la prise en charge de patients souffrant de pathologies chroniques. Outre le fait de faciliter le parcours de soins du patient, il permet de valoriser de nouvelles compétences paramédicales pour les infirmiers et infirmières tout en faisant gagner du temps aux médecins.
800 médecins généralistes coopèrent ainsi avec près de 1 800 infirmières et près d'un million de patients peuvent bénéficier de cet accompagnement. La prise en charge des patients est ainsi renforcée avec une écoute, une proximité beaucoup plus importante, ce qui permet le dépistage plus précoce de certaines pathologies et donc un meilleur taux de survie.
Le dispositif ASALEE remplit donc une réelle mission de santé publique particulièrement importante dans les territoires ruraux, souvent victimes de la désertification médicale.
Cependant, depuis quelques années, un climat délétère s'est installé entre ces professionnels et la caisse nationale d'assurance maladie. Suppressions des réserves financières permettant de payer les fournisseurs, interdiction du paiement par l'association ASALEE des loyers des maisons médicales de ses membres, suppression du cadre juridique de ces structures, modifications des conditions d'exercice... Toutes ces mesures, outre qu'elles soient particulièrement mal perçues par les professionnels de santé, mettent tout simplement en péril l'existence même du dispositif ASALEE.
Un accord a été toutefois signé au deuxième trimestre 2024, avec une issue positive sur la plupart des problématiques évoquées. C'est encourageant, mais la situation reste précaire car l'accord n'est valable que jusqu'à la fin de l'année 2024. Il est évident qu'une visibilité à 8 mois n'est pas suffisante, à la fois pour ces professionnels de santé qui cherchent à s'implanter durablement, comme pour les patients.
Elle souhaite donc savoir quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour assurer la pérennité de ce dispositif.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241002053
- Ministère interrogé (source)
- 979