question écrite
Extension de la Prime Ségur aux salariés du secteur social et médicosocial privé
- Ministère interrogé
- Travail et emploi
- Réponse du ministère
- Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite de Pascal Allizard, publiée au Journal officiel le 24 oct. 2024. Réponse publiée le 29 mai 2025, 217 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 217 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Pascal Allizard attire l'attention de Mme la ministre du travail et de l'emploi à propos de l'extension de la Prime Ségur aux salariés du secteur social et médicosocial privé.
Il rappelle que l'arrêté du 4 juin 2024, suivi de celui du 5 août 2024, prévoient la généralisation du Ségur pour les professionnels qui n'en avaient pas bénéficié au sein des structures relevant du champ de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privée à but non lucratif.
Si cette revalorisation des salaires des professionnels est bienvenue, les structures concernées s'inquiètent de son financement.
De leur point de vue, cette décision est inapplicable sans compensations financières de l'Etat pour des associations qui exercent de véritables délégations de service public et ne disposent pas de fonds propres.
C'est notamment le cas dans le Calvados pour les centres d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui considèrent que la mise en place immédiate de la Prime Ségur, sans compensations financières, met en grave difficulté les associations et les publics aidés.
Dans ce contexte, il souhaite connaitre les dispositions envisagées par le Gouvernement pour mettre un terme à cette situation.
La réponse
L'attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au coeur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d'euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l'attractivité d'un secteur qui en avait grandement besoin. L'accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l'ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d'ores et déjà engagé un financement de 300 millions d'euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en oeuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l'État constitue également une priorité. À cet égard, l'article L. 314-6 du Code de l'action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s'imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d'information sur les droits des femmes et des familles, ils ne disposent pas du statut d'établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l'action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l'extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l'accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l'Etat pour contribuer aux coûts liés à l'extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d'euros doit ainsi être consacrée à cet objet.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241001929
- Ministère interrogé (source)
- 983