Réponse publiée

question écrite

Autorisation d'utilisation des brouilleurs de portables dans les centres pénitentiaires

Marie-Claude Lermytte Les Indépendants · Sénat · 17e législature · n° 1927

Ministère interrogé
Justice
Rubrique
Justice

En clair

Question écrite de Marie-Claude Lermytte, publiée au Journal officiel le 24 oct. 2024. Réponse publiée le 21 août 2025, 301 jours plus tard.

Délai de réponse
301 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

Mme Marie-Claude Lermytte attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice à propos du développement des brouilleurs de téléphones portables dans les centres pénitentiaires.
L'actualité nous relate chaque jour l'utilisation par les détenus de portables destinés à poursuivre certains trafics ou autres. Ces brouilleurs sont autorisés depuis la loi n° 2002-1138 du 9 septembre 2002 d'orientation et de programmation pour la justice, article 47. Or la confusion semble planer quant à l'absence, dans certains établissements, de l'autorisation d'utiliser ces dispositif.
Elle lui demande quelle est l'autorité compétente pour donner cette autorisation.

La réponse

Le renforcement de la politique pénitentiaire de brouillage des communications illicites constitue un axe fort de la lutte contre le trafic de téléphones portables et la poursuite des activités criminelles depuis la détention. A ce titre, l'installation de dispositif de neutralisation des communications illicites (DNCI) renforce la sécurité des agents face aux violences et à la diffusion d'images sur les réseaux sociaux. L'article L33-3 du code des postes et des communications électroniques dispose que les brouilleurs de portables peuvent être installés librement dans les centres pénitentiaires. Par conséquent, la direction de l'administration pénitentiaire (DAP) choisit les établissements qui bénéficieront d'une mise en service d'un DNCI. A ce jour, 21 sites sont déjà équipés. Chaque projet de brouillage nécessite une déclaration préalable à l'agence nationale des fréquences (ANFR) et au commissariat aux communications électroniques de défense (CCED), afin de procéder à une analyse d'impact auprès des affectataires des fréquences à proximité des établissements pénitentiaires concernés.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 6 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ241001927
Ministère interrogé (source)
970