question écrite
Répartition de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau dans le cadre d'un repowering d'un parc éolien
- Ministère interrogé
- Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques
- Réponse du ministère
- Porte-parole du Gouvernement et Énergie
- Rubrique
- Énergie
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En clair
Question écrite d'Alain Cadec, publiée au Journal officiel le 17 oct. 2024. Réponse publiée le 21 mai 2026, 581 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 581 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Alain Cadec attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques sur la répartition de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) pour l'éolien dans le cadre du repowering d'un parc éolien.
La répartition de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau éolien a évolué au fil des années. Avant 2012 et depuis le 1er janvier 2019, la répartition est tripartite entre la commune qui perçoit 20 % de l'IFER, l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) 50 %, et le département les 30 % restants.
La difficulté résulte de la modification de cette répartition entre 2012 et 2019, l'EPCI percevant 70 % de l'IFER et le département 30 %. La commune n'en percevant plus.
Or, il apparait que de nombreux parcs éoliens ont été mis en service durant cette période. Si on considère qu'une éolienne a une durée de vie comprise entre 15 et 20 ans, un certain nombre d'entre elles pourraient être démantelées dans les années à venir et faire l'objet d'un repowering. Cela consiste en un démantèlement du parc en fin de vie dont les éoliennes sont remplacées par de nouvelles plus performantes.
Il lui demande si ces futures installations seront considérées comme un remplacement ou considérées comme une création d'un nouveau parc éolien et quelle sera la fiscalité appliquée à celui-ci.
La réponse
L'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, IFER, est un impôt qui existe sur dix catégories de composantes différentes, des secteurs de l'énergie, du transport et des télécommunications, dont les éoliennes. Les bénéficiaires sont les communes, départements et EPCI. Il permet aux collectivités de bénéficier de recettes supplémentaires sur leur budget par l'implantation d'installations sur leur territoire. La répartition de l'IFER pour un parc éolien donné dépend de la date d'installation du parc et, pour les parcs installés avant le 1er janvier 2019, de la catégorie de l'EPCI sur lequel le parc éolien est implanté. L'article 1519D du code général des impôts détermine le tarif de l'IFER pour l'année en cours pour les parcs éoliens d'une puissance installée supérieure ou égale à 100kWc. Afin de rendre attractif le renouvellement des parcs éolien pour les communes, l'article 169 de la loi de finances pour 2026 permet d'appliquer, aux parcs renouvelés à partir du 1er janvier 2026 qui augmentent leur puissance, la répartition de l'IFER applicable pour les nouveaux parcs mis en service depuis le 1er janvier 2019. Celle-ci prévoit 50% pour les EPCI, 30% pour les départements et 20% pour les communes, au lieu de 70% EPCI et 30% département selon l'ancienne répartition. Cela permet effectivement d'inciter les communes accueillant déjà des parcs éoliens à être motrices pour leur renouvellement en cohérence avec les objectifs affichés par la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3).
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241001679
- Ministère interrogé (source)
- 977