question écrite
Numerus clausus et capacité de l'offre de formation initiale à la profession d'orthophoniste
- Ministère interrogé
- Santé et accès aux soins
- Attribuée à
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite de Marie-Do Aeschlimann, publiée au Journal officiel le 10 oct. 2024. Aucune réponse publiée après 756 jours.
La question
Mme Marie-Do Aeschlimann attire l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur le numerus clausus et la capacité de l'offre de formation initiale à la profession d'orthophoniste à permettre le suivi des enfants et des adolescents nécessitant une prise en charge spécifique. En 2023, un enfant sur six présente un trouble du neuro-développement. Parmi ceux-ci, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, couramment appelés « troubles dys », recouvrent une grande variété de situations : la dyslexie, la dyscalculie, la dysgraphie, la dysphasie et la dyspraxie. Ces troubles sont très souvent associés. Le traitement de ces troubles nécessite une prise en charge pluridisciplinaire comprenant notamment un bilan et un suivi par un orthophoniste. D'après un rapport d'information de la commission des affaires sociales du Sénat sur les troubles du neuro-développement, daté du 31 mai 2023, en transposant les études internationales à la situation démographique française, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) concerneraient entre 5 à 17 % des enfants scolarisés. Selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques parue le 25 janvier 2024, au 1er janvier 2019, la France comptait seulement 22 951 orthophonistes en activité, soit une densité moyenne de 135 orthophonistes pour 100 000 enfants ou adolescents de moins de 18 ans, avec des disparités fortes entre les territoires. Aujourd'hui, les zones sous-denses en orthophonie représentent 17,5% du territoire. Or en 2023/2024, 975 places en première année ont été ouvertes au sein des 22 centres de formation des orthophonistes répartis sur le territoire, soit deux places de plus qu'à la rentrée 2022/2023. Le manque de professionnels en exercice se traduisant par un délai d'attente pouvant atteindre deux ans dans certaines régions avant d'obtenir un premier rendez-vous, elle souhaite connaître les dispositions qu'elle compte prendre afin d'adapter le numerus clausus à la capacité de l'appareil de formation initiale et aux besoins avérés.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241001562
- Ministère interrogé (source)
- 979