En attente de réponse

question écrite

Urgence face au manque cruel d'accompagnants d'élèves en situation de handicap

Brigitte Micouleau Les Républicains · Sénat · 17e législature · n° 10261

Ministère interrogé
Éducation nationale
Rubrique
Éducation

En clair

Question écrite de Brigitte Micouleau, publiée au Journal officiel le 8 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 28 jours.

La question

Mme Brigitte Micouleau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale au sujet de l'urgence face au manque cruel d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) et à la détresse tant des élèves en situation de handicap que de leurs familles pour cette rentrée scolaire.

En Haute-Garonne, notamment à l'école de la commune de Montrabé, un mois après la rentrée, ce sont onze enfants qui se retrouvent sans aucun accompagnement humain alors que cette aide a été jugée nécessaire à leur scolarisation. En effet, les sept AESH affectées sont en arrêt maladie et aucune n'a été remplacée pénalisant lourdement la scolarisation des enfants. Malheureusement, cette situation est récurrente dans de nombreuses écoles de la République.

Malgré les annonces gouvernementales successives, la réalité sur le terrain reste alarmante. De trop nombreuses familles se retrouvent privées de l'accompagnement pourtant notifié par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Cette situation engendre des déscolarisations partielles, des réductions forcées du temps de classe et une surcharge insoutenable pour les équipes pédagogiques. La jurisprudence administrative rappelle pourtant régulièrement la responsabilité de l'État et son obligation de moyens pour garantir l'inclusion scolaire.

La cause principale de cette pénurie réside dans la précarité structurelle du métier d'AESH. Avec des contrats massivement à temps incomplet (généralement 24 heures par semaine) et des rémunérations insuffisantes, la profession souffre d'un déficit d'attractivité majeur. Le dispositif des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL), visant à mutualiser les moyens, a souvent pour effet de saupoudrer les heures d'aide, privant les élèves d'un repère stable et détériorant les conditions de travail des agents.

Face à cette urgence, elle lui demande quelles mesures concrètes et immédiates le Gouvernement entend déployer pour revaloriser significativement le salaire et le statut des AESH et garantir l'effectivité de chaque notification MDPH afin de respecter le droit constitutionnel à l'instruction pour tous.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ261010261
Ministère interrogé (source)
1069