En attente de réponse

question écrite

Frais d'inscription à l'université

Alexandre Basquin CRCE-K · Sénat · 17e législature · n° 10219

Ministère interrogé
Éducation nationale
Attribuée à
Enseignement supérieur, recherche et espace
Rubrique
Éducation

En clair

Question écrite d'Alexandre Basquin, publiée au Journal officiel le 1er oct. 2026. Aucune réponse publiée après 35 jours.

La question

M. Alexandre Basquin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le rapport remis au Gouvernement en juin 2026 par Jérôme Fournel, inspecteur général des finances et Gilles Roussel, président de l'université Gustave Eiffel. Ce rapport suggère plusieurs pistes relatives au financement des universités dont notamment la multiplication par cinq des frais d'inscription.
Selon le rapport, cette mesure permettrait d'abonder jusqu'à 10 % des recettes des universités. Or, cette proposition inquiète au plus haut point les étudiants et leurs syndicats. À juste titre, car cette préconisation ne prend pas en considération le niveau de précarité des étudiants. Alors que les associations solidaires mettent en place des dispositifs pour que les étudiants bénéficient de repas, de dons de fournitures scolaires, de dons de vêtements etc..., alors que les étudiants eux-mêmes travaillent en complément de leurs études pour pouvoir subvenir à leurs besoins et aider financièrement les parents, alors que les parents d'étudiants comptent chaque euro pour que leurs enfants puissent intégrer l'université qui bien souvent s'associe à des frais locatifs (loyer), cette préconisation relève du scandale ! Après le « pass Culture » qui a été divisé par deux, la diminution des aides personnelles au logement (APL), le prix exorbitant des loyers pour les logements étudiants, le prix des transports en commun, et maintenant le prix du carburant, etc..., cette mesure, si elle était adoptée, serait un nouveau coup porté aux étudiants et à leurs familles. Le montant de l'inscription deviendrait ainsi un critère de sélection discriminant et qui remettrait en cause les principes de gratuité de l'enseignement supérieur public et d'égalité des chances. Il lui demande donc si le Gouvernement entend retenir cette proposition d'augmentation des droits d'inscription alors même que cela risquerait d'accentuer la précarité des étudiants et l'exclusion de nombre d'entre eux des études universitaires.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ261010219
Ministère interrogé (source)
1069