Occupation de l’université de Nantes
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En clair
Question au Gouvernement d'Anne-Laure Blin, posée en séance le 14 oct. 2026.
L'échange en séance
OCCUPATION DE L'UNIVERSITÉ DE NANTES
Mme la présidente. La parole est à Mme Anne-Laure Blin.
Mme Anne-Laure Blin (DR). Samedi, les policiers ont enfin délogé les squatteurs qui occupaient l'université de Nantes, telle une ZAD. Ils sont restés trois jours ; trois jours de ravages, laissant l'établissement dans un véritable état de désolation : locaux saccagés, murs tagués, matériels informatiques vandalisés, mobiliers détruits. Une facture à plusieurs millions d'euros d'argent public !
M. Pierre Cordier. Des copains de Mélenchon !
Mme Anne-Laure Blin. Pire encore, des personnels ont été menacés et se sont vus intimidés.
Ces faits sont injustifiables. Ils sont inacceptables et profondément choquants. Stop à la récupération politique, entretenue par l'extrême gauche dans le seul but de détruire notre pays, et qui entraîne casses et violences.
Il est plus que temps que l'État tape du poing sur la table et affirme son autorité. Il ne peut y avoir de demi-mesure face à des groupuscules extrémistes et radicaux, qui cherchent à faire régner la terreur devant nos lycées et nos facultés. Ceux qui ont adoubé les blocages au sein des directions des universités et dans cet hémicycle doivent être mis face à leurs responsabilités. Encourager les saccages est coupable. Il n'est pas possible de demander des millions en plus pour nos étudiants et d'empêcher la grande majorité de ceux qui veulent étudier d'aller en cours pour le faire.
À l'université comme au lycée, la liberté d'étudier est sacrée. Vous devez la garantir. Face à la violence, la fermeté ne se décrète pas ; elle se prouve. Pouvez-vous nous assurer que ceux qui saccagent nos universités seront identifiés, poursuivis et contraints de payer l'addition ? Les casseurs doivent payer les dégâts selon un principe très simple : casseur, payeur. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.) Ceux qui piétinent la France doivent payer. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.– Mme Danielle Brulebois applaudit également.)
M. Matthias Tavel. C'est l'alliance DR-Attal !
Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur. Je puis tout de suite vous rassurer : la main de l'État, celle du ministre de l'intérieur et celles des forces de sécurité intérieure, ne tremble pas. Chaque fois qu'il y a des exactions et des violences, il y a des interventions.
Vous avez raison de dénoncer une partie de la classe politique, une grande partie de l'ultragauche, qui contribue très largement à la commission des exactions auxquelles nous assistons (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR), dont, notamment, l'intrusion que vous avez citée dans l'université de Nantes. Celle-ci a entraîné des dégâts très importants et le saccage de certains bureaux syndicaux et de bureaux de professeurs. Dès que nous avons été requis, nous sommes intervenus – il faut en effet être requis pour intervenir dans les universités. Comptez sur moi pour le faire systématiquement, n'en déplaise à certains bords politiques.
Ça n'est pas de la contestation, c'est de l'obstruction et de la destruction de l'outil de travail des étudiants. Ainsi, aujourd'hui, des manifestations se sont tenues sur la voie publique à la demande des organisations intersyndicales. Partout où elles ont dégénéré – c'est le cas en ce moment à Paris, où il y a des violences, et c'était le cas à Lyon il y a encore quelques minutes –, l'ultragauche est à la manœuvre !
Mme Anne-Laure Blin. Eh oui !
Mme Justine Gruet. Ils vandalisent tout !
M. Laurent Nuñez, ministre. Systématiquement, l'ultragauche est à la manœuvre, se constitue en black blocs et fait dégénérer les manifestations. Il faut que cela soit dit clairement !
Quand les organisations syndicales sont présentes, contrairement à ce que Marc Pena a dit d'une manière que je juge excessive et maladroite, il n'y a pas de répression, il y a un encadrement. Chaque fois que l'ultragauche passe à la violence et commet des exactions, cela entraîne une réponse. Comptez sur ma fermeté pour agir systématiquement. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)
M. Thibault Bazin. Très bien !
Mme Christine Arrighi. Ah ça, sur ce plan, on n'est pas déçu !
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QG1844
- Ministère interrogé (source)
- PO873643