Conséquences des invasions de varroas pour les apiculteurs
- Ministère interrogé
- Agriculture, souveraineté alimentaire
- Réponse du ministère
- Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
- Rubrique
- Agriculture
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En clair
Question écrite de Jean-François Portarrieu, publiée au Journal officiel le 5 août 2025. Réponse publiée le 3 févr. 2026, 182 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 182 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale
La question
M. Jean-François Portarrieu attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les graves conséquences des invasions de varroas pour les apiculteurs. Varroa destructor est un parasite redoutable qui affaiblit les colonies d'abeilles et entraîne, lorsqu'il n'est pas maîtrisé, des pertes importantes dans les cheptels apicoles. Ces dernières années, les apiculteurs alertent sur une recrudescence préoccupante de ces acariens parasites, notamment en sortie d'hiver, avec parfois plus de 50 % de mortalité constatée dans certaines exploitations. La conjonction de cette menace avec d'autres facteurs de fragilisation, comme le frelon asiatique, met en péril la pérennité de nombreuses exploitations apicoles, notamment familiales. Face à cette situation, les professionnels de la filière attendent des réponses fortes de l'État. Celles-ci pourraient passer par la mise en œuvre d'un plan national renforcé de lutte contre le varroa, associant mesures prophylactiques, accompagnement technique, formation et accès facilité à des traitements efficaces. Le soutien à la recherche, en particulier pour développer des solutions alternatives durables, respectueuses des abeilles et de l'environnement, apparaît également essentiel. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement quant à l'élaboration d'un plan de lutte renforcé contre le varroa, au soutien à la recherche dans ce domaine, ainsi qu'à la possibilité d'indemniser les pertes subies par les apiculteurs les plus touchés.
La réponse
Varroa destructor est un fléau de l'apiculture dont la première détection en France date de 1982, désormais présent sur l'ensemble du territoire. En termes réglementaires, l'infestation à Varroa destructor est une maladie à gestion professionnelle. Elle est en effet classée par la réglementation communautaire [« Loi de Santé Animale », règlement UE 2016/429] en catégorie CDE pour protéger des territoires indemnes, ce qui est sans impact en France au vu de la situation enzootique du parasite. Pour cette maladie, la filière a la possibilité de développer des plans collectifs volontaires de lutte. Des outils juridiques sont à disposition pour favoriser la réussite de ces stratégies : - les programmes sanitaires d'intérêt collectif (PSIC) qui pourront faire prochainement l'objet d'une reconnaissance et d'une extension par l'autorité compétente (dans l'attente de la parution prochaine d'un décret) ; - les accords interprofessionnels sanitaires ; - la mise en place d'une section apicole au sein du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (non mise en place à ce jour). Des actions sont portées par les principaux acteurs de la filière apicole française, telles celles animées par la section apicole de groupements de défense sanitaire France en partenariat avec InterApi.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE9181
- Ministère interrogé (source)
- PO855098