Impacts potentiels de la vente de l'entreprise SFR
- Ministère interrogé
- Industrie et énergie
- Rubrique
- Télécommunications
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En clair
Question écrite de Patrick Hetzel, publiée au Journal officiel le 22 juil. 2025. Réponse publiée le 2 sept. 2025, 42 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 42 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale
La question
M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l'industrie et de l'énergie, sur la vente de SFR. En effet, l'entreprise de télécommunications SFR est en vente. Elle est aujourd'hui française et permet d'assurer une certaine souveraineté de la France dans ce secteur économique des télécommunications. Par ailleurs, il y a lieu de s'inquiéter de la possible configuration future du marché dans la mesure où un retour à trois opérateurs en France pourrait mécaniquement conduire à un affaiblissement de l'intensité concurrentielle. Un tel affaiblissement pourrait conduire à de potentiels impacts sur une hausse des prix. Cette dernière aurait évidemment alors un impact sur le pouvoir d'achat des Français. La question de M. le député est donc double. D'une part, il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour maintenir SFR dans le giron économique français. D'autre part, il lui demande également comment le Gouvernement va pouvoir s'assurer que la vente de SFR n'aura pas d'impact significatif sur une hausse des prix des télécommunications en France.
La réponse
En cas de projet avéré de consolidation du secteur, il appartiendrait à l'Autorité de la concurrence ou à la Commission européenne – selon l'opération – d'apprécier les effets du projet sur la dynamique concurrentielle des marchés concernés et d'imposer le cas échéant des remèdes. Toutefois, le Gouvernement est attentif aux scénarii qui se dessinent autour du rachat de SFR que ce soit le passage de 4 à 3 opérateurs ou le rachat de SFR par un opérateur étranger. Quel que soit le scénario, le Gouvernement sera vigilant i) à la protection du pouvoir d'achat des consommateurs dès lors que la France bénéficie des prix parmi les plus bas d'Europe dans les télécoms, ii) aux projets d'investissements proposés par les acteurs en cas de resserrement sur marché à trois opérateurs et iii) au maintien de l'emploi et des compétences en France. Si un acteur étranger souhaitait acquérir SFR au regard du caractère sensible de ces activités et infrastructures, le Gouvernement pourra imposer des conditions par le biais du dispositif de contrôle des investissements étrangers en France. En effet, le code monétaire et financier (articles R. 151-1 à R. 151-17) prévoit que les investissements étrangers sont soumis à une procédure d'autorisation préalable dès lors que l'opération conduit à l'acquisition du contrôle ou tout ou partie d'une branche d'activité ou au franchissement du seuil de 25 % de détention des droits de vote d'une entité de droit français et qu'elle porte sur une société exerçant une activité sensible et pouvant porter préjudice aux grands intérêts visés par la réglementation (l'ordre public, la sécurité publique, la défense nationale). L'activité de SFR entre dans le champ de l'article R. 151-3, II (§5) « infrastructures, biens ou services essentiels pour garantir […] « l'intégrité, la sécurité ou la continuité de l'exploitation des réseaux et des services de communications électroniques ».
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE8951
- Ministère interrogé (source)
- PO855096