Réponse publiée

question écrite

VAE petite enfance

Loïc Prud'homme LFI-NFP · Assemblée nationale · 17e législature · n° 5415

Ministère interrogé
Travail, santé, solidarités et familles
Rubrique
Professions et activités sociales

En clair

Question écrite de Loïc Prud'homme, publiée au Journal officiel le 25 mars 2025. Réponse publiée le 9 sept. 2025, 168 jours plus tard.

Délai de réponse
168 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale

La question

M. Loïc Prud'homme attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les professionnels de la petite enfance dans leur démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE). La France connaît une pénurie sans précédent des professionnels de la petite enfance, 10 000 postes en crèche sont aujourd'hui vacants, faute de candidats. Cette situation va inévitablement s'aggraver puisque plus de 150 000 assistants maternels partiront à la retraite d'ici à 2030. La formation de personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance apparaît ainsi comme une priorité, d'autant plus qu'un futur décret devrait, à juste titre, renforcer les conditions d'encadrement dans les crèches et micro-crèches. Dans ce contexte, la VAE apparaît comme une vraie solution pour répondre, au moins à court terme, aux besoins en personnel qualifié. À plus long terme, développer les VAE permet aussi de donner des perspectives d'évolution de carrière aux professionnels de la petite enfance et limiter ainsi les trop nombreuses reconversions précoces observées dans ces métiers, 30 % des professionnels quittant le secteur dans les 5 premières années de leur carrière. Or les acteurs de terrain font état de nombreux freins au développement des VAE. D'abord des délais d'obtention des VAE très longs du fait d'un manque structurel de jurys. Mais également un accompagnement insuffisant des candidats qui se retrouvent livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives et pour compléter leur formation théorique. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour lever ces freins à la validation des acquis de l'expérience dans le secteur de la petite enfance.

La réponse

Dans le secteur de la cohésion sociale, la faible attractivité des métiers génère aujourd'hui un déficit en professionnels qualifiés. Le secteur de la petite enfance peine en particulier à attirer les professionnels qualifiés de niveau bac et plus : auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants, infirmiers et puériculteurs. Depuis plus de 20 ans, la validation des acquis de l'expérience (VAE) permet à chacun d'obtenir un diplôme en faisant reconnaître ses compétences. Cette voie d'accès à la qualification est longtemps restée un parcours complexe marqué par un taux d'abandon important et une réussite inégale selon les diplômes et les dispositifs d'accompagnement. Le Gouvernent a souhaité accélérer la mise en œuvre de la réforme prévue par la loi du 21 décembre 2022 portant mesures d'urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi pour que la reconnaissance de l'expérience devienne une évidence et que chacun voie dans le travail une opportunité de progression et de mobilité. La transformation structurelle de la VAE repose sur trois piliers essentiels : un parcours simplifié, la garantie d'un accompagnement de qualité, et des délais réduits et plus prévisibles. La plateforme France VAE constitue désormais le point d'entrée unique des informations en ligne et de toutes les certifications ouvertes à la VAE. Enfin, la réforme des diplômes du travail social qui est en cours et la création d'un titre dans le secteur de la petite enfance participeront également à répondre ces enjeux d'attractivité.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE5415
Ministère interrogé (source)
PO855081