Réponse publiée

question écrite

Reconnaissance de la profession de dosimétriste

Ségolène Amiot LFI-NFP · Assemblée nationale · 17e législature · n° 2161

Ministère interrogé
Santé et accès aux soins
Réponse du ministère
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Rubrique
Professions de santé

En clair

Question écrite de Ségolène Amiot, publiée au Journal officiel le 19 nov. 2024. Réponse publiée le 16 juin 2026, 574 jours plus tard.

Délai de réponse
574 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale

La question

Mme Ségolène Amiot appelle l'attention de Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur la reconnaissance du métier de dosimétriste qui existe depuis plus de 30 ans sans statut ni formation spécifique. Les dosimétristes assurent la préparation et la planification des traitements de radiothérapie, calculant précisément les doses de rayonnements nécessaires pour traiter les patients atteints de cancer tout en minimisant les risques pour les tissus sains environnants. En dépit de l'importance de leurs missions, la profession de dosimétriste n'a pas de statut officiel puisque la profession n'est pas enregistrée au registre des métiers. En France, ces professionnels sont dès lors classés selon diverses appellations professionnelles selon les établissements allant de physicien médical à agent administratif ! Pourtant, ils sont un rouage essentiel dans le traitement des cancers. La profession souffre également d'une absence de formation unifiée au niveau national, avec un référentiel de compétences identique à tous les dosimétristes diplômés. Si deux licences pro et quelques diplômes universitaires (DU) existent, il n'y a pas de référentiel de compétences commun, ce qui contribue à une disparité dans la reconnaissance de leurs compétences. Face à cette situation, elle souhaite connaître la position du Gouvernement quant à la possibilité de créer un statut officiel pour les dosimétristes en tant que profession de santé reconnue, ainsi que les actions envisagées pour structurer une formation spécialisée et harmonisée permettant une reconnaissance équitable sur l'ensemble du territoire.

La réponse

Le Gouvernement reconnaît pleinement la contribution des professionnels impliqués dans la dosimétrie. Toutefois, la création d'un statut spécifique pour cette profession, distinct des professions déjà réglementées, n'apparaît pas aujourd'hui justifiée. En effet, la pratique de la dosimétrie relève du monopole d'exercice des physiciens médicaux, les Manipulateurs en électro-radiologie médicale (MERM) étant également habilités à « réaliser des contrôles par dosimétrie » sous la responsabilité d'un médecin. Ces professionnels ont déjà un cadre professionnel clairement établi et encadré. Cette organisation garantit une prise en charge sécurisée et conforme aux exigences de qualité. La reconnaissance officielle de cette activité en tant que profession réglementée ne peut ainsi être retenue à ce jour et aucun projet relatif à la reconnaissance de cette fonction, ni à la création d'un diplôme d'État, n'est en cours. En revanche, des travaux ont débuté sur la pratique avancée des MERM qui pourraient contribuer à valoriser cette fonction.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE2161
Ministère interrogé (source)
PO847648