En attente de réponse

question écrite

Non prise en charge des traitements antiémétiques pour les femmes enceintes.

Manon Meunier LFI-NFP · Assemblée nationale · 17e législature · n° 19382

Ministère interrogé
Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Rubrique
Assurance maladie maternité

En clair

Question écrite de Manon Meunier, publiée au Journal officiel le 3 nov. 2026. Aucune réponse publiée après 2 jours.

La question

Mme Manon Meunier attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'absence de remboursement de certains traitements antiémétiques prescrits aux femmes enceintes au cours des premiers mois de leur grossesse. Selon les données de l'assurance maladie, les nausées et vomissements liés à la grossesse concernent 50 à 90 % des femmes enceintes. Parmi elles, 35 % décrivent ces symptômes comme invalidants. Lorsque les nausées et vomissements deviennent importants et altèrent significativement la qualité de vie des patientes, des traitements tels que le Cariban ou le Xonvea peuvent être prescrits par les médecins. Utilisés pour soulager les nausées et vomissements associés à la grossesse, ces médicaments restent néanmoins à la charge des patientes. Une boîte de 24 gélules (10 mg) de Cariban peut ainsi coûter entre 25 et 30 euros. Le coût du traitement peut par ailleurs augmenter en fonction de la posologie prescrite et de la durée du traitement. Aucun remboursement de la part de l'assurance maladie n'est actuellement possible pour ces médicaments. Cette situation constitue une charge financière particulièrement importante pour les femmes enceintes concernées, alors même que ces traitements peuvent être prescrits lorsque les mesures hygiéno-diététiques ou les autres mesures de prise en charge ne permettent pas de contrôler suffisamment les symptômes. Cette situation crée également une inégalité entre les femmes disposant de ressources suffisantes, qui peuvent assumer le coût des traitements permettant de soulager leurs symptômes et celles qui ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour y accéder. Les nausées et vomissements importants peuvent en effet affecter l'alimentation, l'hydratation, la vie quotidienne et, dans les formes les plus sévères, nécessiter une prise en charge médicale renforcée. La santé et les droits des femmes ne doivent pas être considérés comme une dépense secondaire : toutes les femmes doivent pouvoir accéder aux traitements qui leur sont nécessaires, d'un point de vue médical, au cours de leur grossesse, indépendamment de leurs ressources. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend mettre en place une prise en charge totale par l'assurance maladie des traitements antiémétiques, tels que le Cariban ou le Xonvea.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE19382
Ministère interrogé (source)
PO873673